Acquisition

blueKiwi, n°1 français des réseaux sociaux d'entreprise, repris par Atos

L'information a commencé à fuiter hier sur Twitter. « Apprently, #bluekiwi has been acquired by #ATOS ... No mention of purchase price ! ». Elle est confirmée ce jour par le fondateur de la société Carlos Diaz, toujours sur Twitter. Notre confrère Frenchweb parle d'une somme avoisinant les 20 millions d'euros.

La nouvelle est d'importance mais ne constitue qu'une demi-surprise. Plusieurs signaux convergents laissaient présager une telle issue pour le pionnier et le numéro un français des réseaux sociaux d'entreprise. 

L'insistance des équipes commerciales de blueKiwi était dénoncée depuis quelque temps. Il semble que l'éditeur cherchait coûte que coûte à engranger des revenus rapidement. Une politique à court terme qui vise généralement à gonfler le chiffre d'affaires pour mieux se valoriser et à servir des besoins de trésorerie.

Si on remonte un peu plus loin dans le temps, le départ de Carlos Diaz, en janvier 2011, et son remplacement par Jean-Luc Valente, avait déjà suscité quelques interrogations, comme à chaque fois que le fondateur laisse sa place à un profil d'homme du logiciel expérimenté.  

Venait-il pour développer l'éditeur, notamment à l'étranger, ou bien pour préparer sa reprise ? L'expérience montre que c'est souvent la deuxième option qui finit par s'imposer. 

Un autre signal avait alerté les observateurs. BlueKiwi, l'éditeur qui avait popularisé le concept des réseaux sociaux d'entreprise en France, ouvert le marché dans lequel se sont engouffrés depuis d'autres spécialistes locaux, apparaissait en retrait en termes d'innovation ces derniers temps, rattrapé par des éditeurs plus petits, mais plus dynamiques. 

Du « No Mail » au réseau social

En revanche, la surprise provient du nom de l'acquéreur : Atos. Le géant des services informatiques (75 000 employés, 8,5 Md€ de chiffres d'affaires) a beaucoup fait parler de lui pour sa volonté d'éradiquer le mail. De là, à reprendre un éditeur de réseau social d'entreprise ! 

Il est vrai que  la société de services s'est engagée dans une vaste projet de programme de transformation, dont le réseau social est l'une des constituantes. Il a testé Yammer et suit de près les initiatives de Microsoft avec lequel il entretient des relations très fortes.

De nombreuses questions se posent sur le futur de blueKiwi et les intentions d'Atos. En attendant, après Dassault Systèmes, qui était entré à son capital, blueKiwi s'est trouvé un nouveau soutien de poids. 

 

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