Ressources humaines

Engagement, Big Data et Cloud : trois tendances clés pour les DRH selon IBM

La conférence Smarter Workforce, organisée la semaine dernière par IBM, avait fait le plein. Les spécialistes des ressources humaines s'étaient pressés pour venir écouter l'éditeur et deux de ses clients, BNP Paribas et les Brasseries Kronenbourg.

La banque a insisté sur l'importance de confier les programmes de transformation numérique aux ressources humaines. De son côté, le brasseur est revenu sur les progrès en termes d'engagement qu'il a mesurés grâce aux enquêtes menées auprès de ses 1 200 employés. Nous y reviendrons prochainement.

Pour Tim Stevens, vice-président en charge des ressources humaines pour IBM Europe, l'engagement est l'un des trois domaines clés pour les DRH. Il peut être travaillé dès la fin de la phase de recrutement en permettant aux nouveaux venus de se familiariser avec le fonctionnement de l'entreprise et de découvrir leurs futurs collègues avant même leur arrivée effective dans l'entreprise.

Accélérer l'acclimatation des nouveaux venus

Le réseau social d'entreprise est un moyen d'accélérer l'acclimatation des nouveaux venus et de leur donner les moyens d'être opérationnels plus rapidement. IBM avec ses 430 000 employés et son organisation matricielle n'est pas une entreprise facile à rejoindre.

Cette approche n'est cependant pas réservée aux grands comptes. Elle s'applique tout aussi bien dans des entreprises plus petites. Pour certains profils, le mandataire automobile Aramisauto (300 employés) ouvre son réseau social d'entreprise Yammer à des recrues qui n'ont pas encore quitté leur ancien poste.

Et tous les nouveaux arrivants rejoignent le groupe Onboarding. Ils y trouvent des ressources et un espace où poser des questions qu'ils n'oseraient peut-être pas soumettre à toute l'entreprise.

Fidéliser ses meilleurs talents en identifiant les causes de démission

Le second enjeu identifié par IBM est l'exploitation des données. Les résultats d'enquêtes menées auprès des employés constituent une source d'informations, mais il est possible d'aller beaucoup plus loin en réalisant des analyses prédictives.

IBM a ainsi réussi à identifier les caractéristiques des démissionnaires, ce qui lui a permis de mener des actions proactives pour fidéliser ses meilleurs talents. « Nous le faisons depuis deux ans, précise Tim Stevens, ce qui nous a permis de diminuer de 76% le nombre de départs regrettés, correspondant à une économie de 100 M$. »

Enfin, l'informatique dans les nuages est désormais incontournable, y compris pour les SIRH. « 85% du logiciel est désormais développé pour le Cloud », a rappelé le vice-président d'IBM. Les atouts sont connus : un délai de mise en œuvre plus rapide, un coût initial moindre et la possibilité de se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire le métier.

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