La cartographie des savoirs d'Onomia disponible sur iPad

Un pied dans le logiciel, un autre dans le conseil. La start-up Onomia commercialise ses propres outils pour remplir ses missions de cartographie du savoir en entreprise. A son catalogue, elle compte notamment Codex, qui a pour ambition d'être l'encyclopédie métier d'un service ou d'une communauté.

Cet outil structure des fiches de connaissance et propose une cartographie des concepts avec leurs relations, organisés sous forme d'ontologies semi-formelles ou formelles. Ce dernier cas est privilégié, lorsqu'il est nécessaire d'appliquer un traitement en aval, par exemple une détection de pannes.

Codex étend son domaine d'intervention

Depuis deux semaines, Codex est disponible sur les tablettes iPad. La start-up, créée en septembre dernier, prévoit par ailleurs une évolution majeure en début d'année prochaine. La version 2 de son logiciel, proposée en mode Saas, gérera plusieurs communautés. Le coeur de l'ontologie pourra ainsi être partagé et, éventuellement, être étendu par d'autres services. Ce point fait encore l'objet d'études et de vérifications.

Onomia Codex sur iPad

Pour arriver à cartographier les savoirs et les compétences, Onomia déroule une méthodologie, basée d'abord sur des interviews d'experts. « La connaissance n'est pas dans les documents », affirme Christophe Tricot, l'un des cofondateurs.

Une fois l'audit de l'existant réalisé et les besoins exprimés, la mission débute par une série de rencontres avec quelques spécialistes pointus du sujet – ses premiers clients viennent souvent de la R&D – à partir desquelles est bâti un réseau conceptuel.

Ce n'est que dans un second temps que ce dernier est étendu en appliquant les technologies d'analyse de texte sur un corpus de documents. L'ontologie s'enrichit alors en intégrant les termes d'usage.

Une hiérarchie des bénéfices qui a surpris

L'une des surprises tient aux bénéfices mis en avant lors des premières mises en oeuvre. L'accès à l'information n'est pas prioritaire, contrairement à ce que l'éditeur imaginait. Le développement du patrimoine intellectuel se classe en première position.

La cartographie des savoirs permet notamment les concepts sur lesquels la société manque de personnes référantes. « Les connaissances sont un territoire qu'il faut maîtriser », déclare Christophe Tricot.

Les deux autres bénéfices mentionnés sont liés à la formation des collaborateurs et à l'amélioration des communications. Ils découlent d'un vocabulaire métier mieux défini et partagé.

 

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