La Fing veut faire émerger le réseau francophone des Fab Labs

La Cité des sciences et de l’industrie accueillera le 9 décembre la première rencontre organisée par la Fing (Fondation internet nouvelle génération) pour le développement des Fab Labs en France. Entrepreneurs, artistes et designers, étudiants, bricoleurs "traditionnels" et technologiques (hackers), et simples amateurs ou citoyens intéressés sont invités à cette journée dont l’objectif est de poser les jalons d’un réseau francophone des Fab Labs.

L’atelier du bricoleur du XXIe siècle

Un Fab Lab (Fabrication Laboratory) est une plate-forme ouverte de fabrication et de prototypage rapide d’objets physiques dont le concept a été forgé en 2004 par Neil Gershenfeld, directeur du Center of Bits and Atoms au sein du MIT (Massachussets Institute of Technology). Le Fab Lab regroupe un ordinateur équipé de logiciels de CFAO (conception et fabrication assistée par ordinateur) pilotant un ensemble de machines à commande numérique de niveau professionnel, mais standards et réalisables à moindre coût (rapport de prix pouvant aller de 10 à 100 par rapport à des produits industriels distribués sur le marché).

Un Fab Lab peut regrouper une machine à découpe laser capable de créer des structures en 2D et 3D, une fraiseuse à haute résolution pour fabriquer des circuits imprimés et des moules, ou encore, une imprimante 3D. Par ailleurs beaucoup des logiciels utilisés sont en open source. Et ces machines peuvent être fabriquées de manière totalement artisanale. Certains le définissent comme « l’atelier de bricolage » du XXIe siècle.

Les machines indispensables au Fab Lab.

Les machines indispensables au Fab Lab : une défonceuse servant à l’usinage des pièces en bois, une fraiseuse capable de réaliser les pièces destinées à la fabrication de la RepRap, une imprimante 3D open source. Source : Fing.org

Mais là où le bricoleur d’antan restait seul dans son garage pour s’approprier une innovation afin de la détourner de sa vocation première et inventer un nouvel usage, le bricoleur de demain va profiter de la mise en réseau des Fab Labs où chacun va mettre à disposition de tous les autres les éléments de son expérience. C’est-à-dire mettre en ligne toute la documentation : plans de fabrication, fiches techniques, méthodologies, bonnes pratiques, astuces, logiciels et didacticiels, le tout diffusé sur le réseau grâce à toute la palette des outils multimédias.

Une couche de web social pour démultiplier les capacités d’innovation collaborative

Et la maturation des outils du web 2.0 permet d’y superposer une couche de réseau social qui va démultiplier les interactions et les échanges, et donc les possibilités de capitalisation des connaissances, de co-conception et d’innovation collaborative. C’est la vocation même de la Fing, explorer le potentiel transformateur des technologies quand il est placé entre des millions de mains pour augmenter la capacité innovatrice du tissu économique et de toute la société.

Il y a encore quelques mois, on comptait 45 Fab Labs dans le monde. Aujourd’hui ils sont en train d’essaimer et on ne saurait dénombrer toutes les initiatives. La France est à la traîne, le premier Fab Lab, Artilect, a été lancé à Toulouse seulement l’été dernier. D’autres projets sont en cours. La Fing, avec d’autres partenaires, veut y remédier en lançant un processus de soutien à la création de Fab Labs. C’est tout l’enjeu de cette journée organisée à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

Consulter le programme et s’inscrire à la conférence

 

Promo Newsletter