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L'Allemagne, première étape de la croissance à l'international de Sinequa

L'année 2011 s'est mieux terminée qu'elle avait commencé pour Sinequa. La vitalité du second semestre a permis à l'éditeur français d'enregistrer une croissance de 10% de son chiffre d'affaires annuel qui, selon nos calculs, est compris entre 7 et 8 millions d'euros.

Si l'essentiel de l'activité continue d'être réalisé en France, les ventes à l'international, principalement en Europe, représentent désormais 20%. Ce pourcentage devrait continuer à augmenter l'année prochaine. L'éditeur vient, en effet, d'ouvrir un bureau à Francfort. 

Dans sa stratégie de développement à l'international, l'éditeur mise en priorité sur l'Allemagne où il dispose d'une belle référence avec Siemens, qui est également un partenaire dans le domaine du PLM (Product Lifecycle Management).

Siemens, bien plus qu'un simple client

Les relations entre les deux sociétés sont appelées à s'intensifier depuis le rachat des services d'intégration de l'Allemand par Atos. Le géant français du monde des services (75 000 employés) est en effet proche de l'éditeur français. 

Opportuniste, Sinequa compte, en outre, convaincre des comptes allemands équipés de Fast de basculer vers sa plate-forme. Ceux-ci sont quelque peu délaissés par Microsoft. Ce dernier a, en outre, arrêté les développements pour Linux du moteur de recherche qu'il avait acquis en 2008.

Avec la version 8 de sa plate-forme, dont l'ensemble des modules a été porté sous Java (voir à ce sujet l'article sur cette annonce), Sinequa dispose de nouveaux arguments en plus de la gestion de la langue allemande par son moteur linguistique.

L'éditeur suit avec attention ce qui se passe aux Etats-Unis. « Faute d'une présence locale, nous n'avons pas été en mesure de répondre aux sollicitations de grands comptes américains », précise Alexandre Bilger, Président de Sinequa.

Filet relanceAlexandre Bilger, DG de Sinequa

« Les investisseurs
en capital risque américains
s'intéressent à nous »

Alexandre Bilger,
Président de Sinequa

Filet

Une situation qui pourrait changer si le spécialiste lève des fonds, comme l'ont fait récemment Antidot et PolySpot, pour prendre pied aux Etats-Unis. Les dernières acquisitions d'Autonomy par HP et d'Endeca par Oracle pourraient lui donner le coup de pouce nécessaire. « Les investisseurs en capital risque américains s'intéressent à nous », se réjouit le Président de Sinequa.

En termes de projet, le dirigeant de Sinequa mise sur l'essor d'applications de type SBA (Search Based-Application). Dans certains cas, toute l'application  est conçue autour de requêtes, y compris les fonctions, les menus. « Des sites de commerce électronique l'ont fait », précise Alexandre Bilger. Cette approche offre une grande souplesse d'évolution : il suffit de modifier une requête pour faire évoluer l'application.

Une autre tendance se dessine : le moteur est amené non seulement à indexer de multiples sources de données mais également à y ajouter des informations, telles que les commentaires aux résultats de recherche. Il devient responsable de certaines données qui ne sont pas hébergées dans des gestions documentaires ou autres applications d'entreprise.

Le périmètre fonctionnel et le champ d'application des moteurs de recherche d'entreprise est en constante évolution. Et il reste des territoires à explorer, comme les réseaux sociaux d'entreprise, peu pris en compte.

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