Messagerie

Le Français Evercontact rejoint la start up américaine One More Company

C'est un nouveau départ pour Evercontact, éditeur d'une solution d'extraction automatique des données contenues dans les signatures des courriels en vue d'alimenter et maintenir à jour des bases de contacts. Sept ans après sa naissance, il vient de s'allier à la start up new-yorkaise One More Company fondée l'année dernière.

Pour l'éditeur français, l'objectif de ce rapprochement est de donner un nouvel élan à sa stratégie de développement sur le continent américain, où il était déjà présent suite à l'ouverture d'un bureau à San Francisco.

Une concurrence mieux financée

En avril 2015, Evercontact avait reçu un million de dollars d'Axa Strategic Ventures, qui vient d'investir dans One More Company avec le fonds Aurinvest. C'est insuffisant pour rivaliser sur le marché de l'e-mail intelligent avec des acteurs autrement plus puissants. FullContact, par exemple, a récolté une somme vingt cinq fois fois plus importante cette année.

Récolter de nouveaux fonds, en s'appuyant sur One More Company, est l'une des priorités de Philippe Laval, dirigeant d'Evercontact, afin d'asseoir la présence outre-Atlantique et investir dans de nouveaux développements, par exemple des robots conversationnels.

Deux éditeurs proches culturellement

Les deux sociétés affichent de nombreux points communs. Les deux se positionnent dans le domaine des services de messagerie dits « intelligents ».

Avec Trackbuster, One More Company bloque les trackers insérés dans les courriers électroniques. Avec Senders il établit des cartes de visite à partir des informations professionnelles contenues dans les e-mails et collectées sur les réseaux sociaux, dans l'esprit de ce que propose Rapportive, acquis en 2012 par LinkedIn.

Les services en ligne d'Evercontact et One More Company comptent 100 000 utilisateurs actifs. Ils continueront à se développer séparément dans un premier temps, mais des passerelles, via des API, seront proposées.

Ces intégrations seront d'autant plus faciles à mener que les équipes de R&D étaient déjà installées à Paris. Un autre point rapproche les deux éditeurs: les deux cofondateurs de One More Company, Florian Seroussi et Nitsan Seniak, sont également français.

Promo Newsletter