les réseaux sociaux ont la cote auprès des enseignants-documentalistes

Le site Savoirs CDI publie une enquête remarquable sur les pratiques professionnelles des enseignants-documentalistes, qui exercent dans les collèges et les lycées. Plus de 2 000 d'entre eux – soit 15% de la profession, selon l'auteur de l'étude - ont répondu, dont 80% à l'ensemble des questions.

Les résultats vont à l'encontre l'image plutôt conservatrice des documentalistes. Si l'on pouvait se douter de la place prépondérante d'Internet comme source d'information, plus surprenante est l'importance accordée aux réseaux sociaux.

A la question « Quels sont les 3 médias les plus utilisés pour s'informer ?», 2,1% des répondants citent les réseaux sociaux. Cela peut paraître faible, mais dans le même temps cela signifie que, pour une minorité de documentalistes, Facebook, Twitter et consorts se glissent parmi les trois sources d'information prioritaires. Sachant qu'Internet et la messagerie sont le plus souvent incontournables, il viennent se substituer aux médias traditionnels : magazines, presse quotidienne (nationale et régionale), et télévision.

Une source d'information chronophage

L'auteur de l'étude souligne la richesse des réseaux sociaux, « mais aussi la complexité de trouver des informations fiables dans un flot ininterrompu de messages où se mêlent informations brutes, commentaires, rumeurs et anecdotes, sans hiérarchie, sans mise en perspective et sans sources. La qualité du ou des réseaux au(x)quel(s) on appartient est donc dans ces conditions essentielle et exige d’y consacrer du temps pour arriver à un niveau satisfaisant. On n’est donc pas surpris de constater que 100% des personnes ayant coché les réseaux sociaux passent chaque jour plusieurs heures sur Internet.»

Autre chiffre significatif extrait de l'étude : un enseignant-documentaliste sur cinq utilise quotidiennement les réseaux sociaux, que ce soit à son domicile ou sur son lieu de travail. C'est beaucoup plus que la moyenne nationale.

Ces résultats sont d'autant plus surprenants que le portrait-type de l'enseignant-documentaliste ne correspond pas à celui des aficionados des réseaux sociaux : c'est une femme âgée de 30 à 50 ans qui affiche entre 10 et 20 ans d'ancienneté dans son métier.

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