Cette année, Enterprise 2.0 Summit, le pendant européen de Boston 2.0, aura lieu les 7 et 8 février prochains à Paris. Collaboratif-info avait couvert la dernière édition de ce cycle de conférences et de témoignages qui se déroulaient jusqu'alors à Francfort (Les grands comptes européens partagent leurs bonnes pratiques).
L'intérêt de cette manifestation est de faire la part belle aux témoignages d'entreprises en pointe dans l'adoption du 2.0. Des sociétés venues d'Allemagne, Suisse, Italie, Belgique, Grande-Bretagne témoigneront aux côtés de grands comptes français.
Ceux-ci seront bien représentés avec Alcatel-Lucent, Allianz, Axa, Bouygues Telecom, Danone, JCDecaux, Lafarge, Lagardère Publicité, Lyonnaise des Eaux, Renault, Saint-Gobain et la Société Générale.
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Björn Negelmann, directeur de conférence et consultant pour n:sight, dévoile les grandes lignes du programme.
Quel sera le fil rouge des conférences d'Enterprise 2.0 Summit en 2012 ?
Björn Negelmann : L'amélioration de la performance. Pour de nombreux décideurs, il est clair que le social n'est pas un phénomène passager, il va imprégner durablement l'entreprise. La question qui se pose désormais est d'aligner les initiatives 2.0 et les processus pour gagner en efficacité.
Ce n'était pas le cas jusqu'alors...
BN : Nous sommes aujourd'hui en mesure d'apporter des réponses plus satisfaisantes. Les pionniers bénéficient de retours d'expérience, parfois de grande ampleur, courant sur plusieurs années. La conférence sera l'occasion de débattre sur la manière de conduire les projets, d'embarquer les individus et aussi de concevoir l'organisation de demain. Les initiatives sociales et collaboratives nécessitent de nouvelles façons de travailler, de se coordonner et de générer de la valeur.
Comment franchir un nouveau palier ?
BN : En s'intéressant au pilotage des initiatives 2.0. Ce n'est pas seulement une question d'adoption, même si ce point est crucial. Il s'agit également d'appréhender la façon de mettre en place des communautés internes, d'évaluer les technologies et leurs modes de déploiement. Il y a également besoin de définir le rôle du responsable de projets 2.0. Ces points seront abordés par Jérôme Colombe, responsable de la gouvernance web d'Alcatel-Lucent, Luis Suarez, évangéliste 2.0 chez IBM, ou encore Anu Elmer, en charge de la collaboration chez le réassureur SwissRe. Ils discuteront des stratégies d'adoption et des niveaux de maturité.
Quelles autres pistes seront explorées ?
BN : D'un point de vue plus pratique, un focus sera fait sur l'apport des initiatives sociales destinées à améliorer la circulation de l'information et sa capitalisation... Et plus globalement à retrouver une agilité grâce à des pratiques collaboratives ad hoc qui viennent coiffer des processus métiers existants. Plusieurs sessions pratiques seront consacrées à ce thème avec des témoignages issues d'entreprises de différentes tailles, culture et secteurs d'activité.
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« Au sein d'une même entreprise, les approches pour favoriser l'adoption des initiatives 2.0 et le processus de transformation peuvent varier en fonction des projets et des contextes »
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Que nous apprennent les expériences qui ont été menées ?
BN : Elles montrent qu'il n'y a pas une stratégie unique qui convienne à toutes les situations. Au sein d'une même entreprise, les approches pour favoriser l'adoption des initiatives 2.0 et le processus de transformation peuvent varier en fonction des projets et des contextes.
Quelles sont les conséquence au niveau organisationnel ?
BN : Il reste à concevoir à définir des organisations et des processus adaptés à un environnement 2.0. La collaboration densifie et accélère les relations avec les clients. Plus globalement, il convient de repenser les modes de rémunération, le rôle du manager, qui va évoluer vers le mentorat, ainsi que la définition du lieu de travail. Des experts et des praticiens échangeront autour de cette problématique sur la manière de mettre en place les futures organisations. L'objectif des conférences est d'essayer de fournir des pistes précises plutôt que de se contenter de causer de la nécessaire adaptation culturelle des entreprises.
Pour conclure, pourquoi avoir transféré ces 2 jours de conférence de Francfort à Paris ?
BN : C'est un argument supplémentaire pour attirer des participants, même s'ils viennent d'abord chercher des réponses à leurs questions et développer leurs réseaux. Si nous sommes attachés à refléter les défis auxquels sont confrontées les entreprises de tous pays, une place importante sera accordée aux retours d'expérience locaux. Ce n'est pas une mauvaise chose pour les débats. Dans les organisations françaises, les réseaux personnels et les contraintes bureaucratiques – deux freins au développement d'initiative 2.0 – sont fortes. Il y a donc beaucoup à apprendre des entreprises qui ont surmonté ces défis.