Mobilité

Neo-nomade recense et cartographie les lieux de travail alternatifs

Voilà un nouveau service d'annuaire qui devrait répondre aux besoins des travailleurs itinérants et des télétravailleurs. Lancée ce jour, l'application en ligne Neo-nomade recense et cartographie les lieux de travail flexibles, aussi appelés tiers-lieux professionnels. 

Il faut entendre par là les espaces à disposition des travailleurs nomades comprenant a minima une table, une chaise et une connexion à Internet et éventuellement une panoplie plus ou moins riche de services complémentaires (ligne téléphonique, salle de réunion...).

Les alternatives au travail bureau ou à domicile sont diverses : depuis les espaces publics (bibliothèque par exemple) jusqu'aux centres d'affaires en passant par les cafés wi-fi, les business lounges des hôtels, les télécentres et les espaces de co-working.

1,5 million d'individus concernés

Frantz Gault, l'un des 3 co-fondateurs de LBMG Worklabs, la start up qui a développé le service Neo-nomade, évalue la population concernée à près de 1,5 million d'individus : 1 million de nomades et 400 000 télétravailleurs. 

L'annuaire proposé ne recense pour l'heure qu'un peu plus de 800 lieux, mais la jeune pousse créée l'année dernière compte l'étoffer rapidement en nouant des partenariats. Elle est ainsi en discussion avec l'association Villes Internet.

Neo-nomade

Bien entendu, l'application en ligne est disponible sur mobile (iPhone) et tire partie de la fonction de géolocalisation pour proposer les adresses les plus proches. Il est à noter, par ailleurs, que le widget sur laquelle elle repose peut être librement ajouté à d'autres sites web. 

Pour l'utilisateur, le service est gratuit. La société LBMG Worklabs se rémunère sur les transactions effectuées auprès des prestataires qu'elle a référencés.

L'annonce de Neo-nomade a été faite, hier mardi 13 septembre, dans les locaux de l'ARD (Agence régionale de développement de Paris Ile-de-France). Celle-ci voit dans cette initiative un moyen de favoriser l'arrivée et l'ancrage de nouvelles sociétés dans la région francilienne et d'encourager la conversion écologique de l'économie.

Une initiative encouragée par la région Ile-de-France

La région Ile-de-France accueille favorablement ce nouveau service en ligne. Jean-Baptiste Roger, conseiller NTIC auprès du Président, indique que la région entend retrouver un rôle de précurseur – la Cantine, espace de co-working, a été lancée il y a quelques années - et faciliter l'éclosion de différents types de lieux favorables à l'épanouissement des salariés. 

La Seine-et-Marne a, de son côté, lancé une étude de marché auprès des entreprises. Les résultats conditionneront la vitesse de déploiement des télécentres dans le département. « On a l'impression que tout le monde se cherche », observe Laurian Bertin-Hugault, président de Centrex. Les entreprises attendent de voir quelles offres seront proposées, les investisseurs se soucient des perspectives de ROI et les collectivités s'interrogent sur les besoins des entreprises.  

Comme pour la mise en place du télétravail, les collectivités territoriales montent en première ligne pour donner l'impulsion. Les entreprises privées font également évoluer leurs offres. Angelica Tigan, directrice d'un centre d'affaires du groupe ServCorp, précise que l'accès aux Open Spaces sera plus facile avec des formules à la journée. 

Le mouvement est enclenché. Dans sa présentation, Frantz Gault rappelait que 32 working spaces sont apparus ces derniers. Ils s'ajoutent aux 38 télécentres existants, un nombre qui devrait doubler prochainement. 

 

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