Oséo et Nedo s'allient pour développer l'innovation franco-japonaise

Pour aider les entreprises à se développer sur les marchés extérieurs, Oséo, la banque publique d’aide aux PME (de la TPE aux entreprises de taille intermédiaire comptant jusqu’à 5 000 salariés), a déployé une stratégie internationale de partenariats avec des organismes qui ont la même vocation qu’elle. Après l’Afrique du Sud, le Brésil, le Canada, Israël, le Mexique et la Russie, c’est au tour du Japon. Oséo vient de signer, le 8 septembre dernier, un accord de coopération avec la Nedo (New Energy and Technology Development Organization).

Créer un cadre pour faciliter la collaboration

L’objectif de cet accord est la mise en place de projets collaboratifs et innovants entre des entreprises françaises et japonaises. L’intérêt de cet accord est de créer un cadre, un environnement propice pour que ces collaborations soient facilitées. « C’est permettre aux entreprises des deux pays d’identifier des partenaires et engager une coopération dans le domaine des nouvelles énergies, de l’environnement et des technologies industrielles », déclare Christophe Debouit, chargé d’études pour les partenariats chez Nedo Europe.

Le principe est simple. Lorsqu’un partenariat se noue entre une ou plusieurs entreprises françaises et japonaises, Oséo finance la partie française et Nedo fait de même avec les entreprises japonaises. « L’avantage d’une coopération entre nos deux organismes est de garantir pour l’autre partie que la ou les entreprises sont sélectionnées selon un processus et des critères rigoureux », explique Jean-Jacques Yarmoff, directeur des partenariats internationaux chez Oséo.

Privilégier la complémentarité et lancer de grands projets de recherche

« Cet accord est un mémorandum qui acte un potentiel de complémentarité entre les entreprises des deux pays », précise Laure Reinhart, directrice générale déléguée d’Oséo. Il n’est pas question de s’engager sur des secteurs ou activités où il existe une vive concurrence entre les deux pays, car selon elle ce serait voué à l’échec. Seront donc privilégiés les projets de partenariat qui sont mutuellement avantageux. « L’objectif, ce sont les échanges de technologies et de savoir-faire. Que chacun puisse apprendre de l’autre », ajoute Laure Reinhart.

Mais cette coopération vise également à développer de grands projets collaboratifs dans des domaines de recherche dont les applications industrielles n’ont pas encore vu le jour, mais qui constituent des secteurs d’avenir avec des innovations de rupture à très forte valeur ajoutée. « Nous pensons, par exemple, au développement d’une chimie réconciliée avec son environnement, qui ne va plus utiliser des sources fossiles mais des matières premières renouvelables, aux recherches sur les nanotubes de carbone dans l’industrie, ou encore sur les cellules souches dans le domaine des biotechnologies », détaille Jean-Jacques Yarmoff.

Accompagner les projets de la R&D jusqu’à la commercialisation

L’idée, ici, est de réunir les acteurs de ces domaines, organismes de recherche, de R&D et entreprises pour mettre en œuvre des projets collaboratifs de grande envergure et de les accompagner depuis la définition commune des axes de recherche jusqu’au développement, l’industrialisation et la commercialisation de nouveaux produits ou services.

Du côté d’Oséo, les projets seront financés à travers le programme ISI (Innovation stratégique industrielle), doté d’un encours de plus d’un milliard d’euros. « D’ici à fin octobre 2010, les deux partenaires vont élaborer un programme d’action qui définira les thèmes précis de coopération et les modalités de mise en œuvre », annonce Jean-Jacques Yarmoff.

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