Social Business

Que retenir des conférences 2.0 de Londres, Milan et Montréal

Jeudi dernier, Nextmodernity avait réuni ses clients et prospects pour partager sa veille salons et faire le point sur les tendances 2012 en matière d'entreprise 2.0. Les dernières semaines ont, en effet, été riches en événements avec Webcom Montréal, SocialBusinessForum à Milan et Social Business Strategy Summit à Londres.

Première surprise, Boston 2.0, qui donnait le ton jusqu'alors, ne figure pas dans la liste. « Il existe désormais des événements locaux où témoignent des entreprises européennes, justifie Bertrand Duperrin, consultant chez Netxmodernity. Ils attirent, en outre, les éditeurs et de grandes entreprises américaines qui cherchent à appréhender la diversité du marché européen. »

Ni rock star, ni nouveau concept mais un focus business 

Un de faits marquants est l'absence d'apparition de nouveaux concepts dont le 2.0 a abusé au cours des dernières années. 

On assiste désormais à une phase de consolidation autour de l'entreprise collaborative (ou social entreprise ou encore social business), un terme qui englobe l'ensemble des parties prenantes (salariés, clients et partenaires) et donc les pratiques internes, le social CRM ou l'innovation ouverte.

Autre point à souligner, la fin des « rock stars », ces cas d'usage emblématiques censés donner la direction à suivre à l'ensemble du marché. Le consultant de Netxmodernity l'explique par la maturité croissante et le fait que les pratiques se partagent très vite d'une entreprise à l'autre. 

 Sur le fond, la préoccupation première des entreprises est de réconcilier les pratiques et les outils sociaux avec leurs attentes métiers. « La première question à se poser est : quelle métrique business voulez-vous améliorer ? », relate Bertrand Duperrin suite à une conversation avec John Hagel, de Deloitte.

SAP et Oracle prêts à entrer dans la danse 

Ce qui revient ensuite à s'interroger sur la façon de conduire les grandes tâches (apprendre, décider, connecter, organiser...) dans une entreprise décentralisée, ne fonctionnant plus selon le mode commande/contrôle habituel.

Dans cette logique, le partage n'est pas une finalité mais un moyen de gagner en efficacité au quotidien. « L'un des défis est de mettre de la conversation dans les processus pour traiter les exceptions », précise Richard Collin, directeur associé de Nextmodernity.

Cette orientation business plus affirmée fait le jeu des spécialistes des applications métiers, à commencer par les deux géants SAP et Oracle. « Puisque le réseau social peine à rencontrer le métier, d'autres éditeurs font le chemin inverse », observe Bertrand Duperrin.

De fait, les entreprises auront de plus en plus de briques sociales à interconnecter et l'idée qu'un seul outil puisse tout faire semble aujourd'hui dépassée. Ce qui pose néanmoins la question de l'interconnexion des outils.

Repenser le management et l'architecture organisationnelle

Les choses avancent, mais de nombreuses questions cruciales n'ont guère été abordées au cours de ces grandes conférences, qui ont accordéune large part aux processus. 

Pour Richard Collin, l'engagement des salariés, l'architecture organisationnelle, le leadership et le management sont des sujets qui ne pourront être évités cette année car ils conditionnent le succès des démarches collaboratives. 

 

 

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