Réseau social d'entreprise

RSE Speed Meeting : trois éditeurs se confrontent aux besoins des porteurs de projet

La première édition de RSE Speed Meeting aura lieu le 16 avril prochain à la Cantine (Paris). Cette conférence d'une journée est bâtie sur un format original : elle réunit trois éditeurs de réseaux sociaux d'entreprise, Jamespot, Knowledge Plaza et Yoolink.

Il n'est guère courant que des éditeurs concurrents s'associent ainsi. Lors des grandes manifestations, ils participent à des tables rondes traitant de problématiques générales ou interviennent au sein de sessions centrées sur leurs logiciels ou leurs clients. Du coup, le public de ces salons n'a guère l'occasion de confronter les propositions de valeur. Speed Meeting apporte la promesse d'un échange plus riche.

Deux grands moments rythment la journée. La matinée est consacrée à la présentation de cas d'usage suivie d'une table ronde avec questions du public et l'après-midi aux rencontres individuelles entre les porteurs de projet et les éditeurs. 

Alain Garnier, Antoine Perdeans et Sunny Paris, dirigeants respectifs de Jamespot, Knowledge Plaza et Yoolink, reviennent sur leurs motivations et leurs attentes.

Comment est née l'idée d'organiser un événement commun ?
Antoine Perdeans : Chez Knowledge Plaza, nous avons l'habitude de participer à des salons et d'organiser des petits-déjeuners avec des partenaires, mais nous ressentions le besoin d'innover, d'inventer un nouveau format d'échange. Nous nous sommes dits : pourquoi ne pas réunir plusieurs éditeurs qui exposeront leurs visions et présenteront ensemble leurs solutions aux prospects. 
Alain Garnier : Le fait de rencontrer simultanément trois éditeurs donne l'opportunité aux participants d'appréhender les différences entre les outils. C'est une chose de savoir qu'un réseau social embarque, par exemple, un module de questions/réponses. C'en est une autre que de le toucher du doigt via les discussions et les environnements de test qui seront à leur disposition. 
Sunny Paris : Ce format a, en outre, le mérite d'inverser l'approche habituelle. Nous rencontrons régulièrement des prospects qui ont déjà formalisé leurs cahiers des charges. Là, ils vont pouvoir exposer leurs problèmes et comparer les réponses qui leur sont apportées.

Qu'apporte la participation d'éditeurs concurrents à un même événement ?
Sunny Paris : Les discours seront obligatoirement en phase avec ce que font réellement les logiciels. C'est un événement physique, mais on retrouve l'esprit du web, qui correspond davantage à notre manière d'approcher le marché.
Alain Garnier : Exactement, il y a un parfum de barcamp. Le fait de s'exprimer devant témoins évite toute distorsion avec la réalité. Nous nous mettons volontairement en situation de danger ainsi que nous le faisons lorsque nous répondons à une proposition commerciale.
Antoine Perdaens : Nous souhaitons effectivement instaurer un format plus dynamique, plus concret que ce que l'on retrouve dans nombre de conférences. J'ajoute que les entreprises qui viennent nous rencontrer gagneront du temps.  

Pourquoi avoir limité les rencontres à 20 minutes ?
Alain Garnier : Cela oblige à aller à l'essentiel. Les prospects vont se focaliser sur des points qu'ils jugent critiques : la gestion des alertes, la confidentialité des informations, la question de l'annuaire... 
Sunny Paris : Au final, chaque participant disposera de trois fois 20 minutes, soit une heure, d'échange en tête à tête avec les éditeurs

Quels types d'entreprises visez-vous ?
Antoine Perdaens : Tout type, les petites entreprises comme les grands comptes, même si ces derniers enverront sans doute des personnes en charge de projets plutôt que des décideurs. Au total, nous attendons entre 60 et 70 participants le matin et une dizaine de prospects qui présenteront leurs projets l'après-midi.

Faut-il voir cette initiative comme une démarche commerciale commune ?
Sunny Paris : Je parlerais plutôt d'une saine compétition où nous nous opposons amicalement. Cela dit, nous envisageons de mener par la suite des réflexions sur les normes et les interconnexions possibles entre nos logiciels.
Alain Garnier : J'aoute que cette dimension collective me plait. Elle a, en outre, le mérite de faire travailler nos équipes ensemble autour de l'organisation de l'événement.
Antoine Perdeans : En tout cas, c'est une initiative sans équivalent à notre connaissance, et nous avons déjà pas mal d'inscrits, signe de l'appétit pour ce type d'actions communes. J'en profite pour rappeler qu'il faut s'inscrire, les places étant limitées.

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