La start-up australienne Vastpark, créée en 2007, propose une plate-forme pour créer des mondes virtuels. On peut la voir comme une version moderne, distribuée et basée sur l'open source de Second Life. Elle s'en distingue également en ciblant le monde professionnel.
La conviction de son PDG, Bruce Joy, est que les mondes virtuels favorisent la collaboration, la gestion des connaissances et les réseaux sociaux. Une idée qui a déjà fait son chemin en Australie et aux Etats-Unis mais plus nouvelle en Europe. L'éditeur australien entend néanmoins s'y développer et il a choisi la France comme tête de pont. Il faut dire que parmi les investisseurs de Vastpark figure Serge Soudoplatoff, professeur et lui-même entrepreneur (il a fondé Highdeal et Commonbox).
Bruce Joy est actuellement de passage à Paris pour bâtir une communauté autour de Vastpark et nouer des partenariats technologiques. Il est ainsi en relation avec l'intégrateur Pilot Systems, spécialiste historique de Python, l'un des langages qui peut être utilisé dans Vastpark. Le dirigeant de l'intégrateur, David Sapiro, vient d'être nommé vice-président du tout nouveau Conseil national du logiciel libre (CNLL).
Parmi tous les services que peuvent rendre les mondes virtuels à la cause collaborative, Bruce Joy met notamment en avant les réunions en ligne et la formation. L'éditeur et ses partenaires travaillent par ailleurs à enrichir la plate-forme pour répondre à d'autres attentes de la part des communautés de pratique.
Pour être pleinement exploitables, les plate-formes de mondes virtuels – qui se retrouvent parfois en concurrence avec des solutions de type Webex – requièrent une certaine maturité des entreprises : il est préférable qu'elles aient déjà mis en place des extranets et qu'elles aient adopté la voix sur IP. Les deux secteurs visés en priorité sont la santé et les organismes publics, notamment ceux qui sont liés à la défense.
A noter qu'il y a quelques semaines, Vastpark a gagné deux prix lors des IntraVerse Awards. Cette manifestation qui se déroule lors d'Imagina à Monaco distingue les meilleures réalisations dans les univers virtuels, les réseaux sociaux virtuels et les serious games.