Baisse d'attrait pour le travail hybride

Etre au bureau cinq jours par semaine, c'est non pour 83 % des salariés interrogés par l'éditeur Slack pour son enquête trimestrielle sur l'expérience des salariés en télétravail, menée auprès 9 032 d'entre eux aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Japon et en Australie.

Le travail hybride, mêlant télétravail et présentiel, continue de séduire la majorité des interrogés. Mais d'un trimestre sur l'autre, son attrait s'émousse. Il rassemble 63 % des suffrages, contre 72 % trois mois auparavant.

Une diminution qui profite à la fois au télétravail à temps plein, souhaité par 20 % des salariés contre 16 % auparavant, mais aussi au retour au bureau à plein temps, dont l'attrait progresse de 12 à 17 %.

L'enquête montre aussi que la perception du télétravail continue de se révèler meilleure que celle du présentiel. Même le sentiment d'appartenance, qui affichait un niveau négatif, devient positif, passant de -5 à 1,1 (la notation peut varier de +100 à -100, un chiffre positif indiquant une satisfaction plus forte en télétravail qu'au bureau).

La productivité progresse, les effets néfastes aussi

Côté productivité, la perception positive du télétravail progresse aussi, de 10,7 à 11,5. L'enquête montre notamment que les salariés en télétravail s'en sortent mieux par rapport à ceux en présentiel.

Les premiers sont 61 % à s'estimer satisfaits de la quantité de travail qu'ils accomplissent, contre 53 % pour les seconds. Ils sont aussi 62 % à considérer leur charge de travail gérable, contre 51 % des salariés au bureau, et 27 % à se déclarer moins épuisés par leur travail, contre 33 %.

En revanche, sur les autres critères étudiés, le télétravail perd assez nettement du terrain. La note de satisfaction en termes d'équilibre vie professionnelle-vie privée chute de 25,7 à 16,5. Celle liée à la gestion du stress et de l'anxiété passe de 17,3 à 11,1. Et la satisfaction quant aux conditions de travail baisse de 20,1 à 14,1.

Bien que les salariés en télétravail soient satisfaits de leur productivité, notamment, l'enquête révèle que la pression exercée pour maintenir la productivité accroît leur stress. Un tiers (33 %) d'entre eux déclarent ainsi se sentir obligés de faire savoir à leurs responsables qu’ils travaillent, un sentiment partagé par 22 % seulement des salariés au bureau.

Ils sont également 49 % à estimer passer trop de temps dans des réunions inutiles, contre 37 % de leurs homologues au bureau, et 39 % à juger faire plus d'heures chaque jour, contre 31 %.

Une situation passablement dégradée mais passagère ?

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