Collaboration : les succès en ligne se construisent sur le terrain

Il est bien trop tôt pour dire si l'intranet social de l'assureur Lybernet, que nous présentons cette semaine, deviendra l'outil de travail et d'échanges personnels espéré. Les écueils sur le chemin de la collaboration sont multiples et les réussites initiales demandent à être confirmées et prolongées. 

Une première bataille a néanmoins d'ores et déjà été gagnée : les 150 collaborateurs ont tous ajouté leur photo dans leur fiche profil. Un fait suffisamment rare pour être souligné. 

Un responsable d'une communauté internationale au sein d'un grand compte confirme la difficulté à faire en sorte que chaque membre publie sa photo. Nombre d'entre eux préfèrent se réfugier derrière un avatar, alors même qu'ils apparaissent sous leur propre nom dans le réseau social et que leur photo figure sur leur badge d'accès à l'entreprise.

Chez Lybernet, le porteur du projet est allé voir un à un chacun des employés pour leur expliquer l'importance de personnifier les échanges en ligne. Si son argumentation a fait mouche, c'est aussi à mettre au crédit du groupe d'ambassadeurs.

Ses dix membres, représentatifs des différents profils d'employés, ont été impliqués dès le début du projet, intervenant sur les arbitrages fonctionnels. Ils constituent aujourd'hui des alliés précieux. Plus globalement, il est plus simple de faire adopter une plate-forme collaborative si les utilisateurs ont été consultés et invités à donner leur avis.

« Les discours doivent être en cohérence avec les actes dès la phase de projet », faisait remarquer Anthony Poncier, directeur Social Business EMEA de MSLGroup (Publicis Consultants), à propos d'un projet qu'il a accompagné.

Créer les conditions de la création d'une communauté

Un autre témoignage récent, celui de Céline Schillinger, qui intervenait à Enterprise 2.0 Summit, et sur lequel nous reviendrons prochainement, confirme l'importance d'aller à la rencontre du terrain. Le lancement de la communauté WoMen in Sanofi Pasteur a été précédé de multiples rencontres informelles. 

Les échanges ont permis de récolter des idées, de mûrir l'argumentation et de formuler une proposition fédératrice sur le besoin de diversité au niveau du management, dans laquelle un maximum de personnes se reconnaissaient. 

Aujourd'hui, une partie des préconisations a été adoptée par la direction. Là encore, ce n'est pas si courant. Nombre de grandes entreprises françaises comptent une communauté de femmes, mais combien d'entre elles ont réussi à se faire entendre ? 

Cette approche -  rencontres et co-construction de la proposition - a de nouveau été déroulée pour monter une communauté business dédiée à la lutte contre la dengue. La chef de projet n'avais guère le choix puisque la communauté n'est pas opérée directement par Sanofi Pasteur, mais par une ONG. 

L'objectif consistait à créer les conditions de création d'une communauté. Ne devrait-il pas en être toujours ainsi ?


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