Des alliés bien envahissants pour les start up

Google ne se contente plus de filtrer les spams. Il trie désormais les courriels en fonction de leur importance. Le lancement, la semaine dernière, de l’option Boîte prioritaire est assurément une bonne nouvelle pour les utilisateurs du service Gmail.

Les conséquences sont plus délicates pour Kwaga. Cette start up française a rejoint l'écosystème de Google pour commercialiser sa solution d'optimisation du traitement des e-mails.

L'éditeur français a choisi de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Dans un billet publié mardi dernier sur son blog, il explique que sa solution constitue le complément idéal à la nouvelle option de Google. La technologie de Kwaga, qui s'appuie sur la sémantique, a en effet d'autres arguments à faire valoir. C'est un fait.

Google et Microsoft aident à grandir plus vite

La société de Philippe Laval propose des raffinements ignorés de Google. En analysant les actes de langage, elle détecte les messages qui nécessitent une action ou une réponse. Pour autant, si Google décide d’investir plus avant ce domaine, quelle avance technologique sera en mesure de maintenir la start up française ?

Si le cas était isolé, il relèverait de l'anecdote. Mais quelques-unes des start up françaises les plus prometteuses dans le domaine du collaboratif ont fait le choix de s'allier à un géant du logiciel pour promouvoir leurs solutions.

S'adosser à Google ou Microsoft ouvre des portes. Ces “grands frères” apportent une caution auprès des grands comptes et offrent une visibilité sur le marché français et à l’international. C’est un moyen de se développer rapidement et de rivaliser avec les start up américaines, généralement bien mieux dotées financièrement.

Dans la messagerie, une autre jeune pousse, Calinda Software, a pour sa part rejoint l'écosystème Microsoft après un début d’année 2009 difficile. Son logiciel MindUp a été spécialisé pour Sharepoint. Il cartographie les courriels, regroupe les conversations et les entrepose dans la plate-forme de Microsoft.

Des bénéfices évidents... à court terme

Les spécialistes de la messagerie ne sont pas les seuls concernés. Ainsi, dans le domaine des réseaux sociaux, YoolinkPro a choisi, à l’instar de Socialwok, de positionner son logiciel en complément aux Google Apps.

Une opportunité qui lui ouvre de nouveaux marchés, notamment aux Etats-Unis. Mais là encore, quelle fenêtre de tir dispose la jeune pousse sachant que Google prépare son propre réseau social ? Certes, Google n’est pas infaillible. Comme d’autres, il connaît des ratés dans ses initiatives logicielles.

Mais les chances de voir une start up rééditer le parcours de Business Objects, qui s'est développé avec le concours d'Oracle, semblent faibles. Elle ne s'est pas reproduite ces dernières années.

Attendons toutefois de voir ce que deviendra Bluekiwi, soutenu par Dassault Systèmes, un partenaire moins envahissant. Le PDG du numéro un des réseaux sociaux français, Carlos Diaz, est parti s'installer aux Etats-Unis pour soutenir le développement de sa société.

 

Promo Newsletter