Des aspirations contrariées pour la communication interne

La transformation numérique est favorable à la communication interne, elle la rend plus fluide et plus accessible, estiment 92 % des professionnels du domaine interrogés dans une enquête réalisée par l'Association française de communication interne pour ses 30 ans.

Le numérique est d'ailleurs devenu le vecteur principal de la communication interne, 74 % déclarant que celle-ci passe aujourd'hui par l'intranet ou le réseau social interne.

Au passage, l'enquête confirme que le réseau social d'entreprise est de plus en plus implanté au sein des organisations : 54 % des communicants interrogés en disposent, avec une présence plus importante lorsque le périmètre s'étend à l'international (63%) que s'il se limite au territoire français (49%).

En revanche, la performance de ce réseau social d'entreprise est très moyennement apprécié par les communicants internes, qui ne lui attribuent qu'une note de 4,9/10.

Dans le détail, la balance semble cependant pencher dans le bon sens, puisque 17 % lui attribuent une note de 5 et 42 % une note de 6 à 10.

La communication managériale patine

La communication interne se fluidifie grâce au numérique, mais les communicants jugent qu'ils passent trop de temps à élaborer et faire circuler l'information. Cette tâche occupe en moyenne 39 % de leur temps.

Eux aspirent à se consacrer d'abord à développer le dynamique collective au sein de l'organisation, pour 22,7 % de leur temps, à conseiller le management (19,9%) et à écouter et comprendre le corps social (17,1%).

Les communicants internes accordent aujourd'hui à ces trois missions respectivement 21,8 %, 12,4 % et 11,9 % de leur temps de travail.

Autre contrariété, la communication managériale semble à leurs yeux un enjeu dont l'organisation n'a pas encore saisi l'importance. Un constat corroboré par les chiffres : seuls 51 % déclarent que la communication de proximité fait partie des missions des managers.

Un chiffre tout juste majoritaire, mais assombri par la faible intégration de cette mission dans les objectifs des managers (18%) et la quasi-absence de son évaluation (13%).

Mettre les managers au cœur de la communication interne figure ainsi dans le trio de tête des principaux défis qu'entend relever la fonction les cinq années à venir. Recueillant 63 % des suffrages, la problématique arrive en deuxième position, ex-aequo avec « faire que les salariés partagent un sens commun au sein de l'organisation. »

En première place, figure « accompagner les transformations des entreprises et organisations et faire que les salariés en deviennent les acteurs », choisi par 79 % des interrogés.

Car, dans ce contexte de transformation, les communicants internes ne se voient pas disparaître. Au contraire, ils sont 88 % à estimer que le rôle de la communication interne est amener à se renforcer, avec pour priorité de développer et renforcer la culture d'entreprise, accompagner la stratégie de l'entreprise et le changement et, bien sûr, diffuser l'information.

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