Des stratégies d'expérience collaborateur en hausse mais bornées

Coup d'accélérateur pour les démarches d'expérience collaborateur : en 2019, 35 % des professionnels des ressources humaines déclarent avoir lancé ce type d'initiative, soit une progression de 10 points en trois ans, montre la troisième édition du baromètre réalisé sur le sujet par l'agence Parlons RH.

Signe que la montée puissance semble solide, le mouvement dépasse désormais plus largement le périmètre des grandes entreprises. Si 38 % de ces dernières ont désormais lancé une démarche d'expérience collaborateur, soit une augmentation de 11 points par rapport à 2019, le taux bondit de 18 points en trois ans pour les ETI, qui sont elles aussi 38 % à s'être converties.

Mais la progression est encore plus significative dans les PME, avec une proportion de 30 % contre 21 % seulement lors de lédition 2019 du baromètre.

Le Onboarding domine

Est-ce leur relative jeunesse ? L'expansion nette des démarches d'expérience collaborateur se conjugue peu, en revanche, avec une extension de leur périmètre.

L'intégration des nouveaux recrutés reste ainsi le domaine privilégié de ce type d'initiative : pour 74 % des interrogés, il s'agit de la première activité ciblée, devant le management (53%), le recrutement (43%), les carrières et la mobilité (35%), la formation (23%), le dialogue social (7%).

D'ailleurs, l'amélioration du processus d'Onboarding reste majoritairement (55 %) la porte d'entrée d'une démarche d'expérience collaborateur. Seules 38 % des entreprises l'initient aussi via la mesure de la satisfaction au travail, 31 % par un dispositif d'accompagnement des managers, 29 % par l'amélioration de la qualité de vie au travail, ou 23 % par le déploiement d'un processus de feedback RH avec les salariés.

L'expérience manager d'abord

Last but not Least, ce ne sont pas les seuls trous dans la raquette, puisque, en termes de population cible, 68 % des professionnels déclarent chercher à améliorer en priorité l'expérience collaborateur des managers.

Et si d'autres profils sont aussi relativement privilégiés, comme les salariés en contact avec les clients (47%), les candidats à recruter (41%), les jeunes générations (35%) ou les experts métier (31%), d'autres sont pratiquement ignorés.

Sont ainsi relégués en queue de peloton les séniors (7%), les stagiaires (5%), les salariés issus de la diversité (4%), ceux en situation de handicap (4%), les intérimaires (4%) et les freelances (2%).

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