Digital Workplace : il est urgent d’attendre

Ce n’est pas encore cette année que s’imposera l’environnement numérique de travail intégré. Cette promesse est une nouvelle fois repoussée en raison du manque d’interopérabilité des logiciels entre eux et, plus surprenant, au sein même des suites des grands éditeurs. C’est vrai aussi bien pour Microsoft que Google, IBM ou Salesforce.

Le constat est dressé par les consultants du cabinet Lecko dans le tome 9 de l’état de l’art des réseaux sociaux d’entreprise. Les écueils qui mènent à la Digital Workplace sont multiples : absence de continuité d’usage d’une brique à l’autre, intégration parcellaire entre ces dernières conduisant parfois à devoir gérer plusieurs profils et, enfin, impossibilité de fédérer les différentes instances déployées dans un grand compte.

Dès lors, il apparaît illusoire d’espérer simplifier la vie des utilisateurs en les enfermant dans une plate-forme unique. Non seulement aucune d’elles ne peut prétendre couvrir tous les usages collaboratifs et sociaux, mais il arrive que des briques tierces s’intègrent mieux que celles incluses dans la suite.

Si l’on considère que Microsoft, le numéro un du marché collaboratif, donne le ton, la Digital Workplace n’apparaît clairement pas comme une priorité. Certes, des intégrations, qui faciliteront le quotidien des utilisateurs d’Office 365 sont attendues pour les prochains mois. Mais, dans le même temps, l’éditeur prévoit d’ajouter de nouveaux modules. C’est une course sans fin entre richesse fonctionnelle et expérience utilisateur intégrée.

Pour toutes ces raisons, le cabinet Lecko considère qu’il est préférable pour les entreprises de concentrer leurs efforts sur les acteurs de la transformation au sein de l’entreprise : les porteurs d’initiative. C’est l’objet de notre article tendance de la semaine.

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