Digital Workplace : une notoriété en hausse, un usage encore limité

Elle est indispensable, voire vitale, pour l'activité au quotidien. C'est le jugement porté sur la Digital Workplace par 49 % des 105 organisations publiques et privées interrogées dans un sondage réalisé par Archimag pour l'éditeur Jalios.

Une bonne perception qui s'est d'ailleurs renforcée avec la crise sanitaire, puisque 57 % des interrogés admettent que leur regard sur la Digital Workplace a évolué de manière positive depuis le confinement.

Pour 40 % des organisations sondées, la nécessité de passer au télétravail a même joué le rôle de déclencheur de projets liés à la Digital Workplace et au travail collaboratif.

Au chapitre des bénéfices reconnus, trônent au sommet du classement la possibilité de travailler à tout moment et en tout lieu (45 %), l'optimisation de la productivité (37 %) et l'amélioration de la communication interne (24 %).

Passer à la Digital Workplace ne se fait cependant pas sans effort, reconnaissent les interrogés. Au rang des difficultés, la résistance au changement s'arroge la première place, citée par 32 % des organisations, devant les mauvaises habitudes internes (30 %), le besoin d'accompagnement des collaborateurs (24 %), mais aussi l'absence de solution collaborative tout-en-un (24 %).

Le partage de document et la visioconférence d'abord

Côté usages, la crise sanitaire a toutefois conduit à bousculer les modes habituels de travail. Les échanges par mail entre collègues ont ainsi chuté de 72 % en février dernier à 50 % aujourd'hui. Dans le même temps, les réunions en ligne ont doublé, passant de 11 % en février à 24 % en juin.

Le sondage montre cependant aussi que cette transformation des modes de travail ne s'accompagne pas d'un approfondissement des usages.

Les interrogés sont une bonne majorité à classer en tête de leurs fonctions préférées le stockage partagé et la possibilité de créer des espaces collaboratifs (70 %) ainsi que la visioconférence (64 %).

En revanche, les autres fonctionnalités restent à la traîne. En troisième position, le tchat ne convainc que 24 % des organisations. Mais il s'en tire quand même mieux que les outils de gestion de tâches et de projet (13 %) ou, encore, que la co-édition simultanée de documents (10 %).

La crise sanitaire n'a d'ailleurs que peu joué sur l'utilisation des outils collaboratifs, montre le sondage, puisque celle-ci n'a progressé que de 4 à 8 %.

Certes, c'est un doublement des usages. Mais l'on semble tout de même assez loin du compte.

 

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