Du collaboratif tous azimuts

En cette période de fin d'année où il est d'usage de se livrer à quelques prédictions ou de dresser un bilan, je me contenterai pour ma part d'évoquer deux points tirés des retours d'expérience publiés sur Collaboratif-info au cours de cette année. Ce ne sont pas Les deux points essentiels de l'année, mais juste deux points.

Le premier concerne les réseaux sociaux d'entreprise (RSE). « C'est étonnant, me confiait le participant d'un récent séminaire réunissant chaque année des responsables intranet et où il était beaucoup question de réseaux sociaux, l'an passé on parlait d'outils collaboratifs et de web 2.0, mais pas de réseau social. »

A défaut d'être encore une réalité pour tous, le RSE a déboulé dans la conscience collective. Loin de glorifier l'individu et d'être anti-collaboratif comme se risquent encore à le défendre certains de ses détracteurs, le RSE se révèle au contraire un véritable vecteur de partage entre les individus. Partage d'idées, d'informations, de bonnes pratiques, de savoirs. C'est un créateur de liens, un fédérateur d'expertises, un générateur de communautés.

Voilà ce que montrent, en tout cas, les retours d'expérience que nous avons publiés sur le sujet. Parfois, c'est à l'échelle de toute l'entreprise, comme chez Bouygues Telecom, Lyonnaise des Eaux, Alcatel-Lucent, Sogeti, Simply Market ou encore Bouygues SA, ce dernier l'ouvrant même à ses partenaires. Dans d'autres cas, son périmètre est plus limité, comme à La Poste, dans la division Véhicules Utilitaires de Renault, les CCI d'Alsace ou à l'Apec. Mais partout il favorise la transversalité.

Bien sûr tous ces bénéfices ne tombent pas du ciel, bien sûr il n'est pas le seul à favoriser le partage, la transversalité, la collaboration. Mais le réseau social commence à s'insinuer partout : au sein d'autres outils dits sociaux, comme le wiki, greffé aux plates-formes collaboratives orientées gestion de contenu qui outillent les communautés, ou encore à des applications métiers, comme dans les beaux projets menés par l'équipe Travail collaboratif à la SNCF.

Quand l'inimaginable arrive

Le deuxième point a trait au miracle. Que le collaboratif nécessite d'abord d'importants efforts en termes de management est une évidence, inutile d'y revenir, si ce n'est pour noter combien ce qui marche ici ne marchera pas nécessairement là, ou peut-être que si justement... Non, ce qui étonne, c'est à quel point tous ces efforts peuvent se dissiper soudain, et la démarche tenir du miracle.

Je pense ici à la consultation menée chez Crédit Logement, via une plate-forme participative, pour associer à la refonte de l'intranet l'ensemble des collaborateurs. Consultation qui va révéler l'inimaginable, la maturité de ces derniers pour le 2.0 : « Nous n'imaginions pas une participation si importante », confiait la chef de projet.

Autre exemple, parmi tant d'autres, celui de la GCE, la filiale assurance de la Caisse d'épargne, où la préparation de la convention annuelle va se faire pour la première fois en mode participatif, impliquant 70 managers. « La vraie surprise a été la contribution massive », s'étonnait elle-même l'initiatrice de la démarche. Et, conséquence elle aussi inattendue, l'exigence du comité de direction à être formé à son tour aux outils 2.0, certains membres de la direction allant même par ouvrir leur blog.

Bonnes fêtes de fin d'année à tous au nom de toute l'équipe de Collaboratif-info ! Nous interromprons nos publications à la fin de cette semaine mais serons de retour dès le 10 janvier. A bientôt...

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