Employés, ex-employés : tous ambassadeurs !

Les solutions d'Employee Advocacy ont le vent en poupe. Une petite quarantaine d'éditeurs ont investi ce marché. Citons Dynamic Signal, GaggleAmp, Hearsay Social ou, du côté français, Brainsonic avec son logiciel Sociabble.

Les solutions proposées ne remplissent pas exactement les mêmes fonctions, mais elles ont en commun d'encourager les employés à relayer des messages servant l'entreprise sur leurs comptes sociaux personnels (Twitter, LinkedIn, Facebook…)

On comprend tout l'intérêt pour les organisations. C'est le moyen de démultiplier leur audience en ligne et de renforcer leur pouvoir de prescription.

Une information est, en effet, mieux reçue si elle est filtrée par des amis ou followers que si elle provient en direct de l'entreprise.

Pour éviter de transformer chaque collaborateur en « homme sandwich », il importe d'alimenter les employés avec un mixte de messages à caractère publicitaire et d'autres provenant de sources externes. La curation à grande échelle est ainsi encouragée.

Le meilleur ami d'une Digital Academy

L'autre intérêt de cette famille d'outils est d'embarquer les équipes dans les projets de transformation. Les entreprises cherchent à s'adapter à un monde plus social, plus mobile où les interactions avec leurs écosystèmes sont plus nombreuses et exigent davantage de réactivité.

La maîtrise des outils sociaux est un premier pas. En ce sens, « un logiciel d'Employee Advocacy constitue le meilleur ami d'une Digital Academy », souligne Guillaume Mikowski, directeur général de Brainsonic.

Le retour d'expérience que nous vous présentons cette semaine « Sage adopte les pratiques sociales à marche forcée » illustre ce double enjeu : renforcer la marque et encourager les collaborateurs à faire rentrer les médias sociaux dans leur quotidien.

Les employés ne sont pas les seuls à être amenés à jouer le rôle d'ambassadeurs pour l'entreprise. Ceux qui ont quitté l'entreprise continuent de représenter la marque. Ils peuvent être soit des promoteurs, soit des détracteurs.

Silkroad, éditeur d'une solution de gestion des talents, a produit un petit livre blanc de quatre pages sur l'offboarding, encourageant la mise en place de processus de gestion des départs.

Les entreprises font toutefois face à un défi de plus grande ampleur. La dernière édition de l'étude Simply Talent d'Oracle confirme qu'un tiers seulement des salariés européens se sentent globalement et régulièrement impliqués au travail.

Autant dire que les deux tiers ne sont pas prêts de tweetter les messages de leur entreprise.

La réponse à apporter est globale, affaire de culture d'entreprise. L'engagement est conditionné d'abord par les relations avec ses collègues, puis par celles avec la hiérarchie. L'impact des RH est, en revanche, jugé marginal. 

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