Enseignement supérieur : place au Dircom 2.0 !

Les établissements d’enseignement supérieur ont aussi de vrais services de « Com ». Et ils ont de bonnes raisons de les avoir. Multiplication de réformes comme la loi d’autonomie des universités, rapprochements avec des pôles de recherche ou de compétitivité, partenariats accrus avec le monde économique, internationalisation… Les motifs ne manquent pas pour adapter les stratégies et les plans de communication.

La compétition pour attirer les meilleurs étudiants, chercheurs ou doctorants les oblige également à réinventer leur communication avec les nouvelles armes du numérique. Et pour cela, toutes les plates-formes sont bonnes à utiliser : diffusion des cours sur YouTube, blogs de présentation des cursus, travaux des chercheurs sur Wikipedia, réseaux d’anciens sur Viadeo ou Linkedin…

Cela veut dire aussi se préoccuper des problématiques d’e-réputation. Rien ne sert d’investir massivement sur un site institutionnel ou sur des plaquettes marketing si les étudiants eux-mêmes dénigrent les formations sur les forums ou Facebook. Les candidats potentiels auront vite fait de fuir.

Un réseau social ouvert pour gagner en visibilité et influence

Tous les communicants sont évidemment loin d’être à l’aise avec ces évolutions. C’est ce qui a conduit l’Association des responsables de communication de l’enseignement supérieur (Arces), dont nous présentons le retour d’expérience cette semaine, à déployer son réseau social Votre Arces sur la plate-forme Bluekiwi. Elle espère ainsi favoriser l’échange de bonnes pratiques entre ses membres, présents dans plus de 200 établissements.

Mais le projet dépasse le cadre des relations entre adhérents. L’association le fait aussi pour développer sa visibilité et son influence en s’appuyant sur des communautés ouvertes. Elle va, par exemple, proposer une communauté aux journalistes. Ceux-ci pourront entrer en contact et échanger bien plus facilement avec les responsables de communication lorsqu’ils préparent des dossiers comme le palmarès des établissements.

Une communauté similaire est prévue pour travailler avec les agences de communication. Certaines petites agences, par exemple, ne savent pas répondre aux appels d’offres du secteur. Du coup des agences se spécialisent et raflent les marchés. Et les établissements se désolent de ne pas pouvoir travailler avec certaines pépites qu’il suffirait parfois de mieux informer.

Pour l’association ou les établissements, tout reste à inventer. Après avoir montré l’exemple avec de premières communautés, l’Arces espère que ce sont les adhérents qui impulseront ensuite les idées. Comme le dit le responsable du projet, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de recette aujourd’hui que cela interdit d’en inventer.

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