Espace de travail : les futurs managers en phase avec les salariés

Le bureau fermé revient dans le cœur des futurs managers. Ils sont une majorité à le préférer désormais, soit en mode individuel pour 31 % d'entre eux, soit en mode partagé pour 26 %, selon une étude menée par la chaire Workplace Management de l'Essec, auprès d'un échantillon de 446 étudiants de cette école. L'Open Space, lui, ne récolte que 26 %.

Alors qu'une précédente enquête montrait une majorité en faveur d'un bureau ne ressemblant pas à un bureau, les futurs managers se retrouvent désormais sur la même longueur d'onde que les salariés français. En 2017, le baromètre Actineo montrait, en effet, que ces derniers étaient 57 % à préférer un bureau individuel fermé (voir notre article).

Autre enseignement de l'enquête, les espaces de travail qui font le buzz n'attirent pas du tout ces étudiants. Le flex office ne recueille ainsi que 8 % des suffrages. Pis, 50 % de ceux l'ayant déjà expérimenté ne veulent pas réitérer l'expérience.

Le co-working, oui, mais parfois seulement

La situation est pire pour le co-working, avec seulement 3 % de convertis, tandis que 30 % déclarent ne pas du tout vouloir travailler dans ce type d'espace. En revanche, ils sont quand même 25 % à envisager de l'accepter comme espace de travail occasionnel.

Si l'on comprends bien que certains acteurs puissent considérer que le flex office donne à voir des valeurs positives de jeunesse, d'innovation, de liberté au travail (sic), ou que le co-working répond à des enjeux de transformation sociétale (re-sic), Ils vont avoir du pain sur la planche.

Car avant de réussir à convertir les récalcitants, il va déjà falloir les faire entrer dans les murs de l'entreprise. Or, 40% de ces futurs managers estiment que les espaces de travail seront très déterminants dans le choix de leur employeur.

Les chasseurs ont intérêt à bien affûter leurs arguments. Ou les entreprises à revoir quelque peu leurs présupposés.

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