Google, l'ami des communautés internationales

Faut-il imposer l'anglais dans les communautés professionnelles déployées à l'international ? Si cette option a le mérite de la simplicité, elle n'est cependant pas applicable à toutes les situations. Illustration à travers deux exemples bien différents.

Chez Renault, la Division Véhicules Utilitaires a mis en place un réseau social pour outiller sa communauté business Pro+. Celle-ci associe des profils divers qui doivent échanger des informations : des ingénieurs basés au siège à Paris, des commerciaux, des concessionnaires et même des partenaires locaux, par exemple des carrossiers polonais.

Renault laisse ses partenaires s'exprimer dans leur langue d'origine

L'enjeu pour le constructeur automobile est de fluidifier les échanges en encourageant l'ensemble des acteurs impliqués dans le cycle de vente, y compris les partenaires, à rejoindre le réseau social. Pour ces derniers notamment, ajouter la barrière de la langue à l'adoption de l'outil risquait d'être rédhibitoire.

Renault a donc fait le choix de connecter son réseau social au service de traduction Google Translate. Chacun est ainsi en mesure de s'exprimer dans sa langue d'origine et ses contributions sont ensuite traduites. Bien entendu, le résultat demeure approximatif et ne saurait constituer un document de travail finalisé, mais au moins les interlocuteurs accèdent à la teneur du message, sans même avoir besoin de passer par l'anglais comme langue pivot.

Olivier Riviere, consultant français installé à Munich, a eu l'occasion d'effectuer des missions en Pologne. Il parle trois langues, mais pas le polonais. Il a également eu recours à Google Translate pour récupérer des informations locales.

Devoteam impose l'anglais ou du moins le « Globish »

Autre entreprise, autre méthode. La société de services Devoteam avait déjà mis en place des communautés depuis de nombreuses années, mais elle peinait à y associer ses collaborateurs basés dans ses filiales à l'étranger. La mise en place d'un réseau social a permis de les associer plus étroitement aux travaux menés au sein des communautés.

Pour les publications et les échanges inter pays, l'anglais est de rigueur. Une évidence pour une société constituée de consultants informatiques qui ont l'habitude manipuler des documents en anglais.

Pour autant, l'entreprise a dû décomplexer certains collaborateurs hésitants à s'exprimer en anglais. Son message vise à mettre tout le monde à l'aise : « parler Globish ». Peu importe les erreurs de syntaxe, l'essentiel est de s'exprimer dans une langue comprise de tous.

L'utilisation de l'anglais n'est évidemment pas un problème dans les filiales scandinaves de Devoteam. Les collaborateurs locaux ont l'habitude de l'anglais. Néanmoins, les échanges dans la plate-forme Weez qui ont trait à des projets locaux se font en priorité dans leur langue maternelle. C'est quand même plus confortable.

La version anglaise de cet édito traduite par Google Translate

Should we impose English in professional communities deployed abroad? If this option has the merit of simplicity, it is not applicable to all situations. Illustrated through two very different examples.

At Renault, the Commercial Vehicles Division has set up a social network to equip its business community pro +. It combines different profiles that must exchange information: engineers based in its Paris headquarters, sales, dealers and even local partners, such as bodywork Polish.

Renault allowing partners to speak their native language

The challenge for the automaker is to facilitate trade by encouraging all those involved in the sales cycle, including partners, to join the social network. For the latter in particular, add the language barrier to the adoption of the tool might be prohibitive.

Renault has therefore chosen to connect their social network translation service Google Translate. Everyone is able to speak his native language and its contributions are then translated. Of course, the result is approximate and does not constitute a working document finalized, but at least the speakers access the content of the message, without even needing to go through English as a pivot.

Olivier Riviere, French consultant based in Munich, had the opportunity to carry out missions in Poland. He speaks three languages, but not Polish. So he used Google Translate to get local information.

Devoteam imposes English or at least "Globish"

Another company, another method. Services company Devoteam had already established communities for many years, but struggled to involve its employees based in its foreign subsidiaries. The establishment of a social network has to involve them more closely to work within communities.

For publications and exchanges between countries, English is essential. Obvious to a society of IT consultants who are used to manipulate documents in English. However, the company had some employees decomplex reluctant to speak English. His message is to put everyone at ease: "speak Globish. Regardless of syntax errors, the key is to speak in a language understood by all.

The use of English is obviously not a problem in the Scandinavian subsidiaries Devoteam. The local employees are accustomed to English. Nevertheless, trade in the platform Weez related to local projects are a priority in their mother tongue. It's still more comfortable.

 

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