Innovation participative : salariés français et canadiens plutôt en phase

En France comme au Canada, les véritables démarches d'innovation participative restent minoritaires : seuls 21,9 % des salariés français et 19 % de leurs homologues canadiens indiquent ainsi que de telles démarches ont été mises en place dans leur organisation.

Ces chiffres sont tirés de la quatrième enquête annuelle réalisée par Innov'acteurs et Capitalcom qui, pour cette nouvelle édition, ont choisi de comparer la situation de l'innovation participative en France et au Canada.

« Le Canada fascine toujours autant les Français qui sont – chaque année – 4 à 6 000 à y vivre l’expérience de l’expatriation, expliquent les auteurs de l'étude. Parmi eux, une écrasante majorité de jeunes : au mois d’avril 2015, 4 500 titres de séjour Permis Vacances-Travail ont été distribués en moins de 5 minutes ! Le plein emploi, un meilleur salaire, le goût d’entreprendre ou le sens de l’innovation, sont autant de raisons pour lesquelles les jeunes Français. »

Pourtant, à la lecture des résultats de l'enquête, malgré des différences, les salariés français et canadiens se retrouvent plutôt en phase.

Première proximité, les sondés sont encore une minorité à déclarer être suffisamment sollicités pour apporter de nouvelles idées à leur organisation : 39,4% en France contre 48,4% au Canada.

Salariés français et canadiens se retrouvent également en matière de freins et de reconnaissance. Au premier rang des difficultés, ils citent, à respectivement 28,5 % et 30,4 %, le manque de soutien, voire l'indifférence de leur manager. A l'opposé, la peur de l'échec reste minoritaire, constituant un frein pour seulement 13 % des salariés français et 17,8 % des Canadiens.

Un management canadien plus à l'écoute ?

En revanche, les appréhensions à proposer une innovation se révèlent plus fortes du côté des Français, 61,1 % d'entre eux craignant d'être confrontés à des difficultés, contre 47,8 % côté canadiens.

Sur le plan de la reconnaissance, l'on retrouve les mêmes différences entre attentes. Français et Canadiens s'accordent relativement sur le type de reconnaissance, qu'ils espèrent avant tout financière, respectivement pour 32,5 % et 26 % d'entre eux. Mais l'attente d'un témoignage de reconnaissance, bien que largement majoritaire chez les salariés des deux pays, est nettement plus fort chez les Français (69,6%) que chez les Canadiens (55%).

Autre grande différence, 48,6% des Français ont le sentiment que les nouvelles idées qu’ils proposent ne sont pas prises en compte, contre 33,2% seulement pour les Canadiens. « Un résultat qui laisse à penser que les organisations canadiennes prennent mieux en compte les attentes des salariés qui cherchent à innover », indiquent les auteurs de l'étude, qui s'interrogent en conséquence sur l'opportunité pour les managers français de s'inspirer du management « à la canadienne ».

Toujours est-il qu'un autre enseignement de l'enquête révèle un point de vue similaire entre les deux pays : Français et Canadiens s'accordent unaniment pour considérer que les salariés sont les acteurs contribuant le plus à l’innovation (respectivement 69,5% et 60,1%), devant les dirigeants, les managers, ou encore les partenaires commerciaux…

Les principaux résultats de l'enquête Innov'Acteurs-Capitalcom

Freins

Reconnaissance

Facteurs

Moyens

Enquête réalisée en France et au Canada auprès de 2 échantillons de 800 individus représentatifs de la population active ayant un emploi constitué d’après la méthode des quotas sur les critères de sexe, d’âge et de région – les échantillons ont été interrogés entre le 23 et le 30 octobre 2015 par voie électronique sur la plateforme Areyounet.

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