Knowledge Management, le retour

Le mot KM n'est plus tabou. Il a toujours eu ses aficionados, qui ont refusé de le gommer de leurs cartes de visite, mais ils n'étaient guère nombreux à oser afficher ouvertement leur croyance dans le Knowledge Management. Il leur fallait du courage, car la discipline traîne quelques belles casseroles. Ces dernières années, à peine aviez-vous dit « KM », que l'on vous rétorquait « usine logicielle, boîte noire, projet pharaonique, jamais terminé, approche top-down... »

Le KM faisait peur. Rappelez-vous le fiasco commercial, pour le coup sans doute justifié, d'un de ses produits emblématiques : Lotus Discovery System. Lancé en grandes pompes par IBM aux débuts des années 2000, ce progiciel intégré de gestion des connaissances n'a pas trouvé de preneurs.

Le KM semblait définitivement ringardisé par l'approche pragmatique, opérationnelle, centrée sur les hommes, d'une nouvelle génération d'outils. Le collaboratif, le web 2.0 et les réseaux sociaux – des mots qui parlent à tout le monde et pas seulement aux experts – auraient dû l'enterrer. Paradoxalement, ils le remettent au goût du jour.

Cure de jouvence grâce au web 2.0

Le KM a recommencé à pointer le bout de son nez, affublé de l'extension 2.0. Il est vrai qu'entre-temps la gestion des connaissances s'est modernisée, gommant quelques-uns de ses plus gros défauts. Et voilà que les réseaux sociaux apportent à leur tour leur contribution à son rétablissement.

Dans sa dernière étude sur les réseaux sociaux, le cabinet de conseil Useo opère une classification en cinq grandes familles d'usage. L'une d'elles est baptisée social KM. Sa mission : associer aux savoirs formalisés un réseau d'expertise en mesure de converser.

Ce retour du KM est un juste retour et une bonne chose, car les besoins sont toujours là. Ils sont même plus criants que jamais. La constitution d'un savoir-faire, l'identification des experts et la valorisation des expertises sont stratégiques pour les entreprises qui veulent retrouver le chemin de l'innovation. Ce qui a fondamentalement changé est la manière, moins intrusive, plus douce, d'appréhender ce besoin. On pourrait tout aussi bien parler de soft KM.

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