La belle convergence des technologies de l’information

Briser les silos informationnels. Cet objectif a été le fil rouge des salons Solutions Intranet et Documation. Le premier a montré les nouveaux contours d’un intranet 2.0 opérant la synthèse entre les portails d’information d’hier et les plates-formes sociales et collaboratives d’aujourd’hui. Le second, la maturité des technologies visant à faciliter l’accès aux documents et aux connaissances.

Les entreprises ont longtemps capitalisé la connaissance en la mettant en boîtes dans des bases et applications métiers. Parallèlement, l’information s’est de plus en plus déportée sur le web. Le double défi est d’éviter que l’information interne ne se fossilise tout en la mettant à jour avec l’information externe. D’où le rapprochement entre les outils de veille et de gestion documentaire.

Le réseau social d’entreprise apparaît alors comme le frontal privilégié. Il permet de centraliser les conversations autour du document, que ce dernier soit issu de la veille ou des bases internes. Il fait aussi basculer d’une logique de stock à une logique de flux, en rendant visible toutes les modifications apportées aux documents dans le flux d’activités.

Le risque de cette approche est l’infobésité. L’approche sociale permet de l’atténuer puisque l’utilisateur joue un rôle de filtre tout en poussant l’information dans les communautés où elle peut être exploitée. Il n’en reste pas moins qu’un important travail de classification et d’enrichissement par métadonnées doit être mené en amont pour que le système reste efficient.

Un apport majeur vient heureusement des progrès des technologies sémantiques. Elles répondent à ce besoin d’automatiser la sélection de l’information pertinente et son enrichissement. Elles permettront aussi à terme de révolutionner la recherche en apportant directement des réponses aux questions formulées dans les moteurs plutôt qu’une longue liste de documents.

La convergence de toutes ces technologies va de pair avec l’évolution des infrastructures informatiques. Au tournant des années 2000, les architectures orientées services ont apporté des réponses nouvelles aux besoins d’interopérabilité des systèmes d’information grâce aux services web et aux applications composites.

Les plates-formes sociales ont poursuivi sur cette voie avec leurs catalogues de widgets et leurs API ouvertes, permettant de composer et de personnaliser des systèmes à la carte à partir de places de marchés applicatives sur le Cloud. Les barrières, tant entre les contenants qu’entre les contenus, tombent les unes après les autres. La principale qui subsiste est la volonté réelle de partager.

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