La calculette, c'est magique !

Télétravail et réseau social d'entreprise, même combat ! A quelques semaines d'intervalle, un cabinet de conseil et un éditeur ont mis en ligne une calculette pour convaincre les entreprises de franchir le pas. 

Celle de l'éditeur blueKiwi mesure le retour sur investissement d'un réseau social d'entreprise en rapportant les gains de productivité au coût de la licence. 

En pratique, vous indiquez le nombre d'employés de votre entreprise, le coût annuel moyen et les usages qui seront faits du réseau social. Trois grandes familles ont été définies : communiquer, collaborer et gérer les projets. A partir de ces informations, le système mouline et livre son verdict. 

LBMG Worklabs a eu recours au même procédé appliqué au télétravail. Vous précisez la localisation de vos bureaux, leur superficie, le nombre d'employés et le pourcentage d'entre eux susceptibles de passer en télétravail (à domicile et dans un télécentre) et le système calcule les gains en termes d'empreinte immobilière. 

Il évalue, en prime, les bénéfices liés à l'augmentation de la productivité, la réduction de l'absentéisme et celle du turn-over. C'est magique !

On peut ergoter, à juste titre, sur les résultats. Par exemple, dans le cas du réseau social, les gains en termes de productivité se basent sur les mêmes règles de calcul pour une PME de quelques dizaines de personnes ou un grand compte employant des milliers de salariés, alors que les écueils – et donc les gains – ne sont pas vécus avec la même intensité. 

Le petit bout de la lorgnette

Mais l'essentiel n'est pas là. Le plus gênant est que ces deux approches sont réductrices et font appréhender les bénéfices par le petit bout de la lorgnette. Les avantages les plus significatifs et les plus spectaculaires sont en effet à rechercher parmi les processus et l'activité de l'entreprise. 

Prenons le cas d'un réseau social d'entreprise. Sa mise en place permet, par exemple, de gagner une affaire ou de surmonter une difficulté technique en mobilisant rapidement des expertises disséminées dans l'entreprise.

Lors du séminaire « Comment convaincre les dirigeants d'entreprise de l'importance du réseau social d'entreprise », co-organisé par Boostzone Institute et Collaboratif-info, Anthony Poncier, directeur au sein du cabinet de conseil Lecko, rappelait que « les individus, comme les lapins, s'attrapent par les oreilles ».

Rien ne vaut une belle histoire pour mettre en avant les bénéfices les plus importants d'un réseau social d'entreprise. Cela vaut également pour le télétravail. Si l'espace gagné est un facteur d'économie bien réel, d'ailleurs souvent tabou en France, les principaux atouts du télétravail sont ailleurs : dans l'efficacité individuelle et collective.

La première est évidente, et de nombreux témoignages viennent l'étayer. La seconde, la plus importante en termes de bénéfice, est toutefois plus longue à mettre en oeuvre. Elle présuppose des adaptations organisationnelles et managériales. Dans le cas d'une collectivité, il s'agira, par exemple, d'étendre le service rendu à l'usager. 

Rendons grâce toutefois à ces deux sociétés, blueKiwi et LBMG Worklabs, d'oeuvrer chacun dans leur domaine à populariser les réseaux sociaux d'entreprise et le télétravail. Et s'il faut en passer par une calculette pour aider à franchir le premier pas et vaincre des résistances, alors félicitons-nous de ces initiatives.   

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