La collaboration au cœur des nouveaux espaces de travail

Quel est l'espace de travail idéal ? Un bureau individuel fermé avec un poste de travail attribué, répondent 57 % des 1200 salariés français travaillant dans un bureau interrogés pour l'édition 2017 du baromètre Actineo, une étude conduite tous les deux ans et dont la nouvelle mouture vient d'être publiée.

Aujourd'hui, seuls 32 % de ces actifs sont dans ce cas de figure. Mais la majorité (65%) travaillent dans un bureau fermé. Quant aux espaces collectifs ouverts, ils concernent seulement 29 % des interrogés et, dans 2/3 des cas (19%), ils rassemblent moins de 10 personnes. En France, les grands open spaces restent donc minoritaires.

Si la notion de « flex office » (poste de travail non attribué) fait le buzz, sa concrétisation reste encore plus minoritaire, puisqu'elle ne concerne que 6 % des actifs, principalement des salariés de grandes entreprises.

C'est aussi dans quelques-unes de ces dernières que l'on voit émerger les espaces de travail dits « alternatifs ». Ainsi, seuls 16 % des salariés interrogés déclarent disposer d'un espace convivial de partage informel, 7 % de bulles ou espaces de confidentialité, 5 % d'un espace de co-working et 2 % d'un fablab.

Si ces espaces alternatifs restent donc eux aussi largement minoritaires, en dépit du buzz dont ils font également l'objet, il convient, en revanche, de noter qu'ils rencontrent un franc succès auprès des salariés qui en disposent.

Ces derniers sont ainsi 72 % à utiliser tous les jours ou plusieurs fois par semaine un espace convivial de partage informel, 61 % un fablab, 59 % un espace de co-working et 54 % une bulle de confidentialité.

Les tiers-lieux en nette progression

Autre enseignement marquant de cette édition 2017 du baromètre Actineo, la montée en puissance de l'usage des tiers-lieux, qui double par rapport à 2015.

Ces espaces de travail sont désormais une réalité pour 25 % des actifs travaillant dans un bureau. Ils sont ainsi 31 % à utiliser des espaces de co-working (contre 15 % en 2015), 23 % des fablabs (12 % en 2015) et 23 % des incubateurs d'innovation (11 % en 2015).

Principale motivation de l'usage de ces tiers-lieux ? Les possibilités de collaboration qu'ils offrent, en permettant les rencontres, que ce soit avec des personnes avec lesquelles développer son activité professionnelle ou simplement des personnes intéressantes, ayant le même mode de vie ou les mêmes intérêts. Espaces de coworking, fablabs et incubateurs sont respectivement choisis par 43 %, 44 % et 37 % des répondants pour la première raison, et par 40 %, 36 % et 43 % pour la seconde raison.

Les autres motivations de leur utilisation sont, d'abord, de rompre l'isolement (entre 28 % et 33 % des répondants) et, ensuite, leur dimension pratique, puisqu'ils offrent un espace de travail entre deux rendez-vous ou pour éviter de se déplacer dans son entreprise (entre 30 % et 38 % des répondants). A noter que 48 % des utilisateurs de tiers-lieux sont des actifs en télétravail.

Si la collaboration est la première motivation de l'usage des tiers-lieux, elle n'en figure pas moins aussi comme première préoccupation des salariés lorsqu'il s'agit de définir l'espace de travail idéal au sein de l'entreprise.

Ce dernier a beau être en majorité vu comme un bureau individuel et fermé, la première attente des actifs est que cet espace améliore le travail d'équipe et la collaboration. 46 % des salariés le réclament, contre 42 % qu'il apporte des bienfaits en termes de santé et bien-être et 41 % qu'il améliore les performances individuelles en termes de production et concentration.

Sans doute faut-il chercher dans cette quête d'une meilleure collaboration le succès que rencontrent, au sein des entreprises qui les ont déployés, les espaces alternatifs comme l'espace d'échange informel, l'espace de co-working ou le fablab.

Consulter tous les résultats : Observatoire Actineo

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