La transformation numérique progresse, ses réussites pas toujours

Un moment charnière pour la transformation numérique ? En un an, les projets d'innovation se sont accélérés notent 91 % des responsables de la transformation (DSI, CDO, CTO…) français interrogés par le cabinet Vanson Bourne, pour le compte du spécialiste des bases de données NoSQL Couchbase.

Autre signe, les dépenses accélèrent. Le mouvement est général, aux Etats-Unis, au Royaume-uni, en Allemagne et en France, les budgets des projets de transformation passant d'environ 22 millions d'euros en moyenne à 24,4 M€ en 2109. En France, ces dépenses sont montées en un an à 29 M€ et devraient grimper vers les 32 M€ dans les 12 prochains mois.

Si une grande majorité des interrogés (73 %) estiment que les projets numériques ne sont pas vraiment transformateurs, ce chiffre s'améliore lui aussi. En 2017, il était de 90 %.

En France, près de 90 % des répondants jugent non révolutionnaires les projets menés, mais 70 % indiquent que ces derniers ont néanmoins apporté des améliorations importantes en matière d'expérience pour l'utilisateur final.

La DSI seule aux manettes ?

Pour autant, tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes. L'étude note ainsi que, dans plus de la moitié des organisations (52%), la stratégie de transformation numérique reste définie par les équipes IT. Une situation plus importante aux Etats-Unis (65%) qu'en France (45%), où la direction de l'entreprise est aux manettes dans 40 % des entreprises.

« Bien que certaines équipes IT s'inspirent probablement de l'orientation stratégique établie par les C-Level, cette proportion doit encore changer si l’on souhaite que la transformation numérique soit menée par l'ensemble de l'entreprise afin de la transformer dans son ensemble et profiter à tous », estiment les auteurs de l'étude.

Dans la série des mauvais points, seuls 17 % environ des responsables français interrogés indiquent qu'aucun de leurs projets numériques n'a échoué, été retardé ou été abandonné ces douze derniers mois.

Pour les 80 % reconnaissant un de ces déboires, les raisons invoquées, pour une part plus ou moins équivalente entre elles, vont de la complexité à mettre en œuvre des nouvelles technologies au manque de ressources, en passant par le manque de soutien de la part des décideurs ou d'autres secteurs de l'organisation.

Mais 86 % des répondants révèlent aussi que certains projets souhaités par leur organisation sont abandonnés avant même d'avoir commencé. En France, dans le classement des raisons invoquées vient d'abord la complexité de mise en œuvre des technologies, suivi du manque de compétences pour mener à bien le projet, puis du manque d'adhésion de la part de l'ensemble de l'organisation.

Un problème de méthode ? En tout cas, l'optimisme reste de rigueur : 71 % des interrogés indiquent que leur entreprise reste focalisée sur les promesses de la transformation numérique, en dépit du risque que les projets menés ne leur apportent pas d'avantages concrets.

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