L'approche métier pousse les plates-formes sociales à évoluer

A quoi ressembleront les plates-formes sociales d'entreprise demain ? Bien malin qui pourrait s'aventurer à répondre à cette question. En termes de fonctionnalités et d'interfaces, continueront-elles à s'inspirer des outils grand public, Facebook en tête, ou des portails d'entreprise ?

Cela sera sans doute le cas pour les solutions qui se positionnent sur le terrain de la communication et de la collaboration générique, motorisant des réseaux sociaux à l'échelle de toute l'entreprise ou des intranets 2.0.

C'est un peu moins vrai, sur le plan fonctionnel, pour celles qui ont pour ambition d'organiser l'accès et le partage de la connaissance. Elles proposent déjà des fonctions avancées de gestion de tags, gèrent des taxonomies et commencent à se doter de workflows.

D'ailleurs, un éditeur présent lors d'un salon européen faisait remarquer que le rapport aux documents (versionning, connexion aux outils bureautiques, présence d'un wiki...) constituait le principal axe de différentiation entre les solutions présentées.

De nouvelles interfaces

Il existe un autre cas d'usage, moins répandu, pour lequel les évolutions tant sur le plan fonctionnel que visuel sont plus marquantes. Lorsque les outils sociaux servent à outiller des processus métier, ils se singularisent automatiquement.

Les trois captures d'écran ci-dessous, tirées de retours d'expérience publiés dans nos colonnes, en sont l'illustration.

You don't need a CRM

You don't need a CRM, outil de gestion des opportunités commerciales, mis en oeuvre par Pix & Associates, dont nous présentons le témoignage cette semaine.

So_expert

Chez Sodexo, l'application So-expert pousse de l'information vers les commerciaux chargés de proposer des titres restaurant aux entreprises tout en leur permettant d'échanger entre eux.

Osscar

 

Avec l'application Osscar, la SNCF améliore le service rendu aux voyageurs des TGV en organisant le partage d'informations entre ses agents en cas de retard et leur donne les moyens de se coordonner.

Ces trois applications intègrent des groupes, des mécanismes de conversation et de mise en relation, mais leur mise en scène diffère de celle des réseaux sociaux d'entreprise. Le mur d'activités ne constitue plus l'élément central.

La dimension métier, présente à travers des données structurées (pouvant être issues du système d'information), est systématiquement mise en avant.

Des réponses techniques différentes

Les solutions techniques utilisées montrent la diversité des approches possibles. Dans le premier cas, You don't need a CRM est une adaptation métier du réseau social d'entreprise Yoolink développée par l'éditeur lui-même.

La seconde application a été construite sur mesure à partir du framework social de 7Circles.

Dans le dernier exemple, la SNCF s'est appuyé sur le réseau social d'entreprise Jamespot qu'elle a personnalisé et remodelé. Un projet qui a inspiré l'éditeur pour sa nouvelle application Co-Pilot.

On est encore loin d'avoir fait le tour des applications possibles des réseaux sociaux d'entreprise et les retours du terrain vont continuer à faire évoluer les solutions et à inspirer les éditeurs.

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