L'automatisation toujours plus au centre des préoccupations

L'intelligence artificielle (IA) pourrait aider les salariés à mieux travailler, par exemple en les déchargeant des tâches répétitives, ou encore en leur permettant de trouver les informations plus rapidement, estiment 69 % des Français interrogés par Odoxa pour la 3e édition de l’Observatoire de la Tech d'Oracle.

Automatiser des tâches simples et répétitives constitue d'ailleurs la principale vertu que les Français accordent à l'IA dans le cadre du travail. Ils sont 70 % à partager cette vision. En termes de service, 74 % souhaiteraient ainsi que leur entreprise mette à leur disposition un assistant numérique pour les aider dans l'exécution de tâches répétitives.

Les autres cas d'usage font en revanche moins l'unanimité. Les avis sont tout juste majoritaires concernant la détection des salariés en situation de fragilité (56%) et l'amélioration de la gestion de carrière (54%).

Et ils passent dans le rouge lorsqu'il s'agit d'identifier les salariés à fort potentiel (51 % contre, 54 % chez les cadres), d'exploiter les données non structurées des entretiens individuels (52%) ou d'identifier les bons profils pour un poste ou une mission (53%).

Enfin, un usage potentiel fait l'unanimité contre lui, celui de l'évaluation de la productivité des salariés, avec 65 % des interrogés s'y opposant.

La collaboration aussi

En France, 27 % des entreprises sont déjà équipées d'agents intelligents, montre une enquête réalisée cet été par le Club Décision DSI, le JDN et IT Research auprès de 500 décideurs IT de moyennes et grandes entreprises.

Des bots déployés pour deux grands usages : guider les salariés dans l'accès à des bases de procédures et prendre en charge les demandes de support client de premier niveau.

Quant à la technologie de RPA (Robotic Process Automation), qui permet d'automatiser des tâches répétitives, elle est mise en œuvre dans 16% des entreprises sondées.

Dans le domaine de la collaboration aussi, l'automatisation gagne du terrain. Elle devient même une brique essentielle dans l'offre fonctionnelle des plates-formes collaboratives, comme le montre notre enquête de la semaine.

L'enjeu est notamment que chacun puisse automatiser ses tâches répétitives, numériser ses processus métier pour gagner en efficacité. Pour atteindre cet objectif, les acteurs les plus avancés misent sur le no ou low code, promettant de modéliser les processus sans compétences informatiques.

La promesse sera-t-elle tenue ? A voir. En attendant, les dirigeants d'entreprise semblent s'être déjà fait une raison. Selon une étude réalisée
en octobre dernier par UiPath, un acteur du RPA, 70 % des 500 cadres de direction et dirigeants de grandes d'entreprises interrrogés estiment important que les employés occupant des fonctions non techniques aient une connaissance pratique de l'automatisation et des outils d'IA.

Ils sont même 73% à déclarer que, lors d'un recrutement, ils choisiraient le candidat ayant une plus grande expérience avec les outils d’automatisation ou d’IA, même si le poste n’exige pas ces compétences.

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