Le bien-être au travail victime du management ?

Le Chief Happiness Officer, une nouvelle fonction clé dans l’entreprise ? C'est ce qui ressort d'une petite étude menée par la start up ZestMeUp auprès d'une centaine de dirigeants de PME françaises.

Pour l'instant, si cette fonction née paraît-il dans la Silicon Valley fait un peu parler d'elle dans un contexte où beaucoup de monde brode sur le bonheur au travail, il faut bien constater qu'on la rencontre assez peu en entreprise, à commencer dans les plus grandes.

A quoi sert un (ou une) Chief Happiness Officer ? A favoriser le bien-être des salariés au travail, en étant à leur écoute, en organisant des événements ou encore en gérant la communication interne, nous explique l'étude de ZestMeUp.

Pour 64 % des interrogés, le Chief Happiness Officer permettrait d’améliorer la performance de l’entreprise, puisque c'est désormais connu et évident, pas de performance au travail sans bien-être des salariés. L'incarnation de cette évidence a très certainement ses limites, quand on voit l'explosion des cas de burn-out, voire tout « simplement » celle des souffrances psychiques au travail. Mais au moins l'évidence a-t-elle le mérite de commencer à s'imposer à la conscience.

Une bonne ambiance

Mettre un Chief Happiness Officer dans l'entreprise est-il vraiment la solution miracle ? Selon les dirigeants interrogés par l'étude de ZestMeUp, le bien-être au travail passerait d'abord par une bonne ambiance de travail, puis par un bon management et, enfin, par une bonne communication interne.

Qu'est-ce qu'un bon management ici ? Un management où l'on travaille en confiance et transparence, où les objectifs sont clairs et les équipes sont responsabilisées.

Mais le management influe aussi sur l'ambiance de travail. Et les interrogés estiment à 76 % qu'une mauvaise ambiance au travail est principalement due au management, contre 19 % à l'esprit des salarités et 5 % à la charge de travail.

Si les entreprises ont peu créé de postes de Chief Happiness Officer, cela ne signifie bien sûr pas qu'elles se désintéressent du bien-être au travail. En réalité, beaucoup travaillent la problématique justement sous l'angle du management. C'est par exemple le cas dans le Groupe Casino, où une démarche intéressante de management bienveillant est menée, comme nous en rendons compte cette semaine dans un article.

Quant à dire que le management serait la clé absolue du bien-être au travail, ce serait sans doute aller bien vite en besogne.

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