Le casse-tête du choix d'un réseau social

L'actualité des éditeurs va finir par donner le tournis aux entreprises qui cherchent à s'équiper d'outils sociaux. Entre les annonces de partenariat, l'ajout de fonctions sociales à des outils existants et l'arrivée de nouveaux acteurs, la liste des prétendants ne cesse de s'allonger.

Trois annonces datant de quelques jours à peine illustrent ce foisonnement d'initiatives : l'intégration entre Yammer, spécialiste du micro-blogging, et Microsoft Sharepoint, l'entrée de Broadvision sur le terrain des réseaux sociaux d'entreprise, et la montée en puissance d'Open Text qui se dote de nouveaux modules collaboratifs.

Sans parler des petits éditeurs, peu connus mais bien présents localement et, à l'opposé, des Facebook, LinkedIn, Viadeo ou Twitter, solutions globales qui, elles aussi, font leur trou en entreprise.

La « socialisation » des éditeurs de progiciels, comme SAP ou Salesforce.com, et la consolidation entre spécialistes, annoncée par Gartner, devaient structurer le marché en dégageant des grands profils et en réduisant le nombre d'acteurs. Il n'en est rien... du moins pour le moment. 

La sommelière du logiciel

Pour le client, même averti, il est devenu aussi difficile de choisir un logiciel que de sélectionner un vin pour accompagner un plat parmi une carte comprenant des pages et des pages d’appellations de toutes régions, de tous pays.

L'analogie est établie par l'analyste Theresa Regli de The Real Story Group (anciennement CMS Watch) dans un billet rafraîchissant : « Ask the software sommelier ». Sa réflexion, tirée d'un séjour en France, s'applique plus particulièrement aux outils de gestion d'actifs multimédia (DAM), mais elle prend encore davantage de poids avec les réseaux sociaux d'entreprise.

En désespoir de cause, une entreprise peut toujours se référer à une étude d'un grand cabinet de conseil et opter pour un grand cru des réseaux sociaux. Cela peut impressionner son entourage, mais cela risque de coûter cher et ce n'est pas forcément du meilleur goût.

Plus grave, les risques de rejet dans l'entreprise sont bien réels. Une analyse purement fonctionnelle a tendance à écraser les différences entre tous les outils. Sur le papier, tous font peu ou prou la même chose, mais pas avec la même habileté. L'un des intérêts de l'approche du cabinet de conseil Useo est d'évaluer les outils en fonction des usages.

Ce que préconise Theresa Regli : s'inspirer de ce que proposent certains cavistes qui ne classent plus les bouteilles selon la région d'origine ou le cépage, mais selon les attentes des consommateurs.

De même que l'on choisit un vin frais, fruité, corsé, avec du corps... on sélectionne un outil simple à mettre en œuvre, puissant, personnalisable... Elle conçoit son travail comme celui d'un sommelier qui guide le client et l'oriente habilement en fonction de ses attentes et contraintes.

 

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