Le département communication freiné dans son élan numérique

Les dircoms sont unanimes : la transformation numérique constitue une nécessité pour les métiers de la communication. Une étude menée par Cision auprès de 380 d'entre eux le montre : 46 % jugent qu'elle représente une évolution nécessaire et, pour 40 %, elle s'impose même comme une évidence.

Mais il ne s'agit pas, pour une majorité des interrogés, d'une découverte, puisque 63 % estiment aussi qu'ils sont en avance sur le sujet par rapport aux autres services de l'entreprise.

De fait, dans la pratique, le numérique occupe déjà une part majoritaire, avec 65 % des contenus de communication numérisés, par exemple.

Côté canaux de communication, le numérique continue de progresser fortement, avec en tête les réseaux sociaux, dont 94 % des dircoms déclarent qu'ils sont utilisés « de plus en plus » ou « bien plus intensément ».

Même tendance pour les sites web (73%), l'e-mailing (63%) et les chaîne video (66%). Dans le même temps, les supports traditionnels, eux, s'effondrent. C'est notamment le cas du publipostage, que 43 % des directions de la communication utilisent de moins en moins et 41 % plus du tout.

Le numérique ne l'emporte cependant pas à tous les coups. Ainsi, 55 % des interrogés indiquent ne plus utiliser les podcasts et 43 % les blogs.

Panne d'outils

Dans leur élan, les dircoms ont aujourd'hui les yeux rivés sur l'intelligence artificielle, dont 66 % jugent qu'elle va améliorer l'efficacité des actions de communication et 72 % permettre aux communicants d'avoir plus temps pour les tâches à valeur ajoutée (la stratégie, le relationnel…).

Mais en attendant, tout ne va pourtant pas si bien. Selon 72 % des dircoms, le département communication ne serait pas suffisamment équipés pour poursuivre sa transformation numérique.

Alors que les réseaux sociaux pointent en tête des canaux numériques, par exemple, seulement 64 % indiquent qu'ils disposent d'une solution de veille média et Social Listening et 50 % d'un d'outil de management des médias sociaux.

Ce qui freine la bonne poursuite de cette transformation numérique ?
Le manque d'entrain de la direction de l'entreprise, semble-t-il, puisque 64 % des dircoms estiment que le budget qui lui est affecté est insuffisant, 66 % qu'il manque de formations et 43 % que le Codir est aux abonnés absents en termes d'accompagnement.

Côté employés, en revanche, tous va presque bien, puisque seuls 18 % des interrogés considèrent que leur mentalité constitue un frein à la transformation numérique. C'est déjà ça.

Promo Newsletter