Le grand flou des communautés

Le mot communauté est bien pratique. Il sonne entreprise 2.0 et se marie bien avec les réseaux sociaux, même s'il ne faut pas confondre les deux. A y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'il traduit cependant des réalités et des modes de fonctionnement radicalement différents d'une entreprise à l'autre. Y compris pour celles d'un même secteur d'activité et qui assignent un même objectif à leurs communautés : améliorer la collaboration entre employés.

Dans le modèle le plus ouvert, chacun est libre de créer une communauté sur le thème qu'il souhaite. L'employeur n'opère aucun contrôle a priori et il accepte que les thèmes retenus débordent du cadre professionnel. Mieux, il encourage parfois cette liberté au motif que les liens qui se tisseront entre les employés fans de sport, de musique ou de gastronomie serviront l'efficacité collective de l'entreprise. Des premiers retours montrent que cette dynamique fonctionne bien.

A l'opposé, certaines sociétés exercent un fort contrôle sur leurs communautés. Si l'adhésion des employés reste libre, elle est suggérée et les thèmes sont déterminés par la direction. Dans ce cas, l'on observe que les communautés ont tendance à se superposer avec l'organisation de l'entreprise. C'est flagrant quand aucun objectif propre ne leur est assigné. Le rôle des communautés consiste alors à favoriser les échanges au sein d'un même service, mais elles n'apportent pas de transversalité dans l'entreprise.

En revanche, toutes les entreprises se rejoignent sur un point : il n'est pas nécessaire de modérer a priori les contributions dans les communautés virtuelles. Du moins, tant que ces dernières restent circonscrites à l'intérieur de l'entreprise. La question se pose dès lors que la communauté s'ouvre aux partenaires et, surtout, au grand public, où l'identification des contributeurs n'est pas forcément assurée.

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