Le management, un monde bien compliqué

Dans les cinq ans à venir, mes missions auront radicalement changé, déclarent 66 % des managers interrogés dans une étude publiée cette semaine. Elle a été menée par le Boston Consulting Group et Ipsos, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Etats-Unis et en Chine.

Les plus persuadés qu'un changement adviendra sont les Chinois (78%), suivis des Français et des Britanniques (71%), des Américains (65%) et des Allemands (58%).

Ces derniers ne sont pas optimistes pour autant, puisque 45 % pensent que leur niveau de management aura disparu. Ils sont devancés par les Chinois (53%), mais bien devant les Français (38%), les Britanniques (33%) et les Américains (30%). En moyenne, ce sont tout de même 37 % des managers qui voient leur poste disparaître dans les 5 ans.

Cette réduction des niveaux de management n'est pourtant pas vu forcément comme une menace. Au contraire. 54 % des managers français y voient une opportunité, derrière les Chinois (67%) et juste devant les Allemands (52%). Pessimistes, les Américains et les Britanniques perçoivent davantage ce changement comme une menace, respectivement à 41 et 43 %.

A noter aussi que, dans les pays occidentaux, cette perception d'un changement à venir du management est majoritaire mais pas unanime. Ainsi, 26 % des managers interrogés estiment qu'il ne concernera pas leur entreprise.

Des velléités de changement

Pour ceux qui voient venir le changement, l'avis qu'il doit passer par le développement de leurs compétences dans les nouvelles technologies et les nouveaux modes de travail (agilité, coopération, communication avec les équipes, etc.) est majoritaire (71%), allant de 67 % en France à 81 % en Chine.

Mais, dans les pays occidentaux, ils sont aussi une majorité (63%) à attendre de l'entreprise une clarification de leur rôle.

Une étape indispensable pour créer chez eux un vrai déclic ? En tout cas, si les managers sont une majorité à reconnaître que leur entreprise les encourage à développer leurs compétences techniques et managériales ou, encore, à se faire coacher, seuls environ 2/3 en moyenne d'entre eux répondent à l'appel.

Pendant ce temps, de 27 à 39 % des interrogés rêveraient, eux, de se former ou coacher pour monter en compétences et devenir de meilleurs managers. Mais là, c'est leur entreprise qui ne les y encourage pas.

Pour consulter l'étude : The end of management as we know it ?

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