Les cadres français fans de collaboration

Carton plein pour la collaboration, plébiscitée par les cadres français, comme le révèle un sondage réalisé mi-janvier auprès de 1052 d'entre eux par OpinionWay pour l'éditeur Slack.

Les bénéfices de la collaboration ? Selon les interrogés, elle permet de fournir un travail de meilleure qualité (95 %), de s'enrichir intellectuellement (93 %), de travailler plus efficacement (92 %), d'être plus créatif (91 %) et de se dépasser (86 %).

Certes, la collaboration ne va pas forcément de soi, comme le reconnaissent 46 % des cadres. Mais seuls 28 % estiment qu'elle demande trop d'efforts. Quant à ceux qui la considèrent comme une obligation subie, ils ne sont que 6 %.

Mais qu'est-ce que collaborer en entreprise ? C'est avant tout travailler en commun sur un livrable, déclarent 31 % des cadres. Se rassembler autour de valeurs communes ou partager l'information, ex-aequo, n'arrivent qu'en deuxième position à 23 %.

Et ils ne sont que 14 % à indiquer que la collaboration sert à la prise de décisions pertinentes plus rapidement, 12 % à échanger des idées et 3 % à apporter plus de transparence.

Un intérêt moindre pour les outils collaboratifs

Collaborer efficacement est d'abord une question d'ouverture d'esprit estiment 51 % des interrogés, puis d'organisation (43%) et de bienveillance (39%). Les outils de collaboration, eux, ne sont une condition sine qua non que pour 24 % d'entre eux.

Questionnés sur la manière d'améliorer la collaboration, les cadres ne sont d'ailleurs que 21 % à citer l'utilisation d'outils collaboratifs, autant que ceux préconisant un assouplissement de la hiérarchie.

En phase avec une orientation opérationnelle de la collaboration axée sur le travail en commun sur des livrables, les cadres perçoivent avant tout les outils collaboratifs comme des instruments de coordination (39%), d'efficacité (38%) et de productivité (30%).

Seuls 18 % indiquent qu'ils sont synonymes de transparence, 11 % d'autonomie et 8 % d'aplatissement de la hiérarchie.

De quels outils de collaboartion est-il question ? Le sondage ne l'indique malheureusement pas. En revanche, il montre que l'e-mail reste central.

Ainsi, alors que 80 % des interrogés jugent que le nombre d'e-mails est trop important, ils ne sont plus que 47 % à estimer qu'ils les empêchent de travailler efficacement et 28 % à juger que la messagerie constitue une méthode de communication obsolète.

Au contraire, 92 % estiment que l'e-mail leur permet de communiquer avec tous les services de l'entreprise et 85 % considèrent même qu'il leur est indispensable pour communiquer avec leur écosystème.

A croire que l'histoire ne fait vraiment que bégayer.

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