L'espace de travail à l'heure du travail d'équipe

Abattre les cloisons pour favoriser la communication, c'était le leitmotiv il y a quelques années, lorsque l'entreprise souhaitait dissoudre les bureaux dans des Open Spaces. Une manière surtout de ne pas avouer les motivations en réalité financière de bousculer ainsi les espaces de travail de ses salariés.

En France, la mode de l'Open Space ne s'est pas aussi étendue que certains auraient pu le craindre et d'autres l'espérer. Mais comme le montre la dernière édition du baromètre réalisé par Actineo, les bureaux fermés collectifs, eux, se sont multipliés, au détriment des individuels.

La raison ? Toujours la même : dans un contexte de coût élevé du foncier, réduire le budget immobilier, qui représente le deuxième poste financier d'une entreprise.

Il ne s'agit pourtant pas là de l'unique raison. Selon le baromètre Actineo, cette multiplication des bureaux collectifs irait de pair avec une intensification du travail en équipe, notamment en mode collaboratif.

Offrir de multiples possibilités de se réunir ou de s'isoler

Il ne suffit pourtant pas de casser les cloisons pour favoriser la collaboration. Au contraire. « Un espace de travail mal pensé peut gâcher un travail en mode collaboratif », nous explique Odile Duchenne, la directrice générale d'Actineo, dans une interview que nous publions cette semaine.

Non seulement l'espace de travail collectif doit être bien traité, en termes d'acoustique et d'intimité, mais il doit aussi offrir de multiples possibilités de se réunir, en petit comité ou grande assemblée, ou de s'isoler.

Est-ce vraiment la voie empruntée par des entreprises au premier chef soucieuses de réduire les mètres carrés ? Selon la dirigeante d'Actineo, les choses évolueraient dans le bon sens, avec une importance accrue accordée à la question de l'espace de travail.

Dans ce mouvement vers des espaces davantage collectifs, le baromètre révèle également qu'une catégorie de population échappe encore très majoritairement à la tendance, celle des cadres dirigeants. Une situation plutôt étonnante dans la mesure où, à ce type de poste, l'on est souvent très nomade et, donc, peu à son bureau.

Mais dans cette catégorie, il arrive que certains aient décidé de ne plus avoir de bureau, à l'instar de salariés lambdas en situation de nomadisme, occupant les espaces disponibles selon leurs besoins. Un choix innovant ou éclairé ? A chacun de juger. Il s'agit néanmoins, jusque-là, d'une manière très marginale de pousser plus loin le bouchon de l'exemplarité.

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