L'intégration, prochain défi posé au Social KM

La journée de conférences Search-Day du 24 septembre dernier a été l'occasion de faire le point sur les apports des mécanismes sociaux appliqués à la gestion des connaissances.

En introduction, Arnaud Rayrole, directeur général du cabinet Lecko, est revenu sur deux grandes évolutions du Social Knowledge Management (KM).

L'une concerne l'abandon d'une autorité centralisée, généralement focalisée sur la conservation des savoirs et leur structuration, au profit d'une approche plus diffuse dans l'organisation, plus proche du terrain et des opérationnels.

L'autre est liée aux bienfaits du partage. La circulation de l'information favorise son enrichissement, sa hiérarchisation et sa contextualisation via la republication, l'ajout de commentaires, les recommandations, les votes…

On peut ajouter que les plates-formes sociales facilitent la capture d'informations, leur organisation grâce aux mots clés, et leur assemblage en fonction des logiques de réutilisation.

Le réseau social d'entreprise taillé pour le KM

Démonstration en a été faite par Antoine Perdaens, dirigeant de Knowledge Plaza, à travers une expérience personnelle : apprendre à faire son pain soi-même. La logique suivie s'applique aussi bien dans le monde professionnel, comme l'a confirmé L'Oréal, client de l'éditeur belge.

De son côté, Alain Garnier, dirigeant de Jamespot, s'est amusé à analyser de quelle manière un réseau social d'entreprise répond à chacune des missions du KM, en reprenant point à point la définition qu'en donne Wikipedia.

Si les réseaux sociaux d'entreprise, du moins ceux qui ont fait du document un pilier de la collaboration, s'en sortent bien, ils excellent surtout dans le partage. Ce dernier point, comme la contextualisation, ont été les mots clés de l'après-midi.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si les questions du public n'avaient appuyé là où ça fait mal : la capacité de ces réseaux sociaux à se fondre dans le système d'information en place.

Composer avec les outils en place

Les grands groupes ont déjà déployé des briques collaboratives et sociales à large échelle : les logiciels de Microsoft, Sharepoint et Yammer, le portail Open Source Liferay…

Jamespot et Knowledge Plaza sont confrontés à cette situation chez leurs grands clients (Lafarge, L'Oréal, Total...), de même que Jalios, également présent lors de la conférence Social Knowledge.

Bien que la plate-forme intégrée de ce dernier couvre un large spectre fonctionnel (depuis la GED jusqu'au portail), l'éditeur est aussi amené à composer avec l'existant chez les grands comptes.

Certes, la question initiale de l'authentification unique des utilisateurs est surmontée et il est possible d'afficher des vues du RSE et de ces flux dans d'autres outils.

Est-ce suffisant pour autant ? Quid de la capacité à manipuler l'information, à la mettre en rapport avec d'autres éléments d'information du logiciel hôte ? Sur ces points, les réponses sont encore à venir.

Promo Newsletter