L'intrapreneuriat, un cadre sécurisant qui séduit les étudiants

Elles ne se sont pas données le mot, mais, cette semaine, ce sont trois grandes entreprises qui ont choisi de communiquer sur l'intrapreneuriat.

Société Générale a ouvert le bal lundi, en diffusant un premier bilan de son programme Internal Startup Call, lancé fin 2017. Mardi, c'était au tour d'Allianz France, qui profitait du lancement de la deuxième promotion de son Lab intrapreneuriat pour publier un sondage sur ce thème, réalisé auprès d'étudiants. Enfin, mercredi, Saint-Gobain présentait le témoignage des dirigeantes de Kandu et Ecodrop, deux start up issues de son programme d'intrapreneuriat.

Une salve de communication sans doute nécessaire, au vu du premier enseignement du sondage publié par Allianz France.

En effet, sur l'échantillon représentatif de 1007 étudiants interrogés par l'Ifop, la grande majorité (59%) révèle n'avoir jamais entendu parler du concept d'intrapreneuriat. Et, parmi ceux pour qui ce dernier n'est pas étranger, seuls 12 % déclarent bien savoir de quoi il s'agit, ce qui est notamment le cas de 25 % des étudiants ayant l'intention de créer leur entreprise.

Mais l'intérêt de communiquer sur la démarche devient parfaitement évident quand le sondage permet de constater que, une fois informés sur le principe de l'intrapreneuriat, 95 % des étudiants déclarent en avoir une bonne opinion. Le taux monte à 97 % chez ceux désirant créer leur entreprise.

Beaucoup de volontaires

Sont-ils pour autant prêts à imaginer se lancer dans l'aventure ? En grande majorité, 58 %, oui, 10 % y étant tout à fait intéressés et 58 % plutôt. Là encore, les aspirants à la création d'entreprise sortent du lot, puisqu'ils sont 80 % à envisager se lancer dans une démarche d'intrapreneuriat.

Autre consensus, le principal intérêt perçu pas ces futurs salariés intrapreneurs en puissance tous profils confondus est de pouvoir tester une idée ou mener un projet entrepreneurial sans quitter son emploi et sans prendre de risque financier.

Une réponse qui obtient 40 % des suffrages. La possibilité de gagner en autonomie et en responsabilité arrive en deuxième position, mais avec seulement 26 % des suffrages.

Enfin, cette bonne perception des programmes d'intrapreneuriat est aussi de nature à rejaillir sur les futures recherche d'emploi des étudiants, 67 % d'entre eux déclarant qu'ils seront davantage intéressés par une entreprise en développant un.

De quoi inciter les entreprises à continuer de communiquer sur le sujet. Mais, sachant que 80 % de ces étudiants davantage intéressés par les entreprises proposant un programme d'intrapreneuriat se déclarent également prêts à tenter l'aventure une fois dans la place, il va aussi falloir ne pas décevoir.

Pour consulter l'étude complète : Les étudiants français et le concept d'intrapreneuriat

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