Marque employeur et réseaux sociaux, le beau programme des RH

Faire de tout collaborateur un ambassadeur de la marque employeur ? « Toutes les entreprises en rêveraient », confiait un responsable ressources humaines lors de la conférence RH 2.0 organisée début octobre par CCM Benchmark (voir l'article que nous lui consacrons cette semaine : La marque employeur se décline au gré des réseaux sociaux).

A défaut de voir ce rêve se matérialiser, sur les réseaux sociaux, qu'il s'agisse du compte Twitter, de la page Facebook ou des communautés Linkedin et Viadeo mis en place par les DRH, c'est donc d'abord les membres de ces dernières qui s'y collent : Community Manager dont c'est la mission exclusive, spécialistes intervenant en fonction du thème abordé (alternance, handicap, etc.), chargés de recrutement...

Normal, dira-t-on. Logique, oui, mais bon signe : cela montre que les choses avancent. Le marketing employeur sur les réseaux sociaux a eu ses pionniers. Il a aujourd'hui ses suiveurs (au bon sens du terme) et ceux-ci ont même des moyens. Rien de comparable avec la marque commerciale ou corporate, certes, mais c'est déjà ça.

Ce premier pas accompli, restera à s'assurer que les réseaux sociaux, qui sont un moyen autre de faire valoir son image et d'identifier des candidats potentiels, ne soient confondus ni avec une plaquette de communication ni avec un Jobboard.

Or, de ce point de vue, rien n'est encore joué. Comme le signalait un participant à la conférence RH 2.0 susmentionnée : « La part du recrutement sur les réseaux sociaux reste infime sur le plan quantitatif, d'où le succès des Jobboards et le fait que l'on assiste à une “jobboardisation” des réseaux sociaux. »

Une vraie fausse piste, remarquait un autre responsable, pour qui la valeur ajoutée des réseaux sociaux est le travail en profondeur et sur la durée qu'ils permettent de mener avec des candidats potentiels. « Je crois davantage à développer de la présence et des échanges, expliquait-il, car c'est ce que viennent chercher les candidats sur les réseaux sociaux plutôt qu'un endroit pour postuler. »

Une présence et des échanges qui, de plus, doivent se faire sur le mode de l'authenticité, insistait par ailleurs un autre participant : « Le message doit véhiculer à la fois les forces et les faiblesses de l'entreprise », disait-il.

Une logique de long terme, de la liberté de parole... A ce rythme, peut-être que la participation des salariés comme ambassadeurs de leur entreprise ne sera plus qu'une formalité, qui sait ?...

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