Ouf ! La DG nous soutient...

La défiance monte dans l'entreprise. Sur son lieu de travail, dire ce que l'on pense, c'est courir le risque d'être mal vu, jugent 52 % des salariés français dans la dernière édition de l'Observatoire du travail BVA. Ils étaient 47 % en 2004.

Bien entendu, il n'y a pas d'un côté les entreprises risquées, et de l'autre celles où la parole peut se déployer en toute sérénité. Les choses seraient trop simples. Ceux qui mènent des projets 2.0 ou y participent le savent d'ailleurs bien.

Peut-être même le savent-ils mieux que d'autres. D'abord, parce que pour se frayer un chemin, être un minimum viables, de tels projets présupposent toujours le soutien du top management : direction générale, comité exécutif... Une manière d'envoyer un signal.

Mais, surtout, ils le savent parce qu'ils ont commencé à parler. Et qu'ils peuvent dès lors voir se matérialiser les lignes de force, sentir les résistances, se cogner parfois aux murs, quand ce n'est pas carrément se retrouver dans le viseur.

Dans de telles situations, l'on rêverait sans doute d'être barricadé au sein d'une bonne veille communauté de pratique, avec pour seul contact avec l'extérieur un livrable comme preuve de son efficience, plutôt que de rester exposé aux regards de ceux vivant le partage comme une dépossession.

Que le top management sponsorise les démarches 2.0 et montre l'exemple est une chose. Que ce soutien signifie l'appui de la hiérarchie en est malheureusement une autre.

Rome ne s'est pas faite en un jour, dit-on. Mais la stratégie consistant à envoyer un signal du haut de la pyramide et à espérer ensuite que le temps fera son œuvre pourrait atteindre rapidement ses limites, faute de combattants.

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