Réseaux sociaux d'entreprise : ça bouge encore !

Mardi dernier, l'équipe de Prexens, société basée à Sophia-Antipolis, montait à Paris pour présenter le réseau social d'entreprise Hoozin qu'elle a développé. Comme à chaque fois, l'arrivée d'un nouvel acteur suscite intérêt et interrogations.

On se demande en particulier comment il peut réussir à se faire une place entre les géants de l'infrastructure, les spécialistes locaux installés depuis plusieurs années et les challengers venus de l'étranger. Et c'est sans compter sur l'offensive des éditeurs de progiciels et des acteurs du web, comme Google.

Les 2 entreprises qui ont témoigné lors de la conférence ont apporté un début de réponse. Galderma, laboratoire pharmaceutique suisse détenu par L'Oréal et Nestlé, a fait appel à l'extranet de Prexens, basé sur Sharepoint, pour conduire la refonte de son intranet.

Le logiciel Hoozin n'existait pas encore, il est né à la suite de ce projet. Sa particularité, outre le fait de s'appuyer sur les ressources de Sharepoint (la version Foundation incluse avec Windows Server est suffisante), est de mettre l'accent justement sur la gestion de projet.

Aborder le réseau social via la gestion de projet

C'est une tendance qui s'affirme du côté des entreprises : opter pour un réseau social afin de fluidifier un projet grâce aux mécanismes relationnels et conversationnels. L'Enseigne la Poste l'a fait avec YoolinkPro, un réseau social généraliste, pour accompagner un projet de transformation.

Tout aussi révélateur est le choix opéré par l'agence Empreinte Studio, qui a retenu le logiciel Podio (RSE acquis par Citrix au printemps dernier). La motivation première n'était pas de déployer un réseau social en interne, mais de simplifier les projets menés avec ses clients.

D'ailleurs la première application activée fut le système de « bug tracking », proposé en standard avec le logiciel. Le potentiel social de l'outil n'a été exploité en interne que dans un second temps et, le plus souvent, après avoir mis en place des applications opérationnelles. Par exemple, l'affichage du planning du projet, celui du temps passé par les consultants et développeurs...

C'est avec une approche pratico-pratique (servie par un important catalogue d'applications, basées sur des formulaires plus ou moins évolués) que Citrix espère bien faire une place à Podio sur le marché français des réseaux sociaux d'entreprise. Les autres atouts de ce RSE sont sa simplicité d'utilisation et la qualité de son interface. 

Une interface volontairement dépouillée

Hoozin mise sur les mêmes arguments. La seconde entreprise à avoir témoigné lors de la conférence de Prexens est Deloitte France. Le cabinet, qui utilise Yammer dans de nombreux pays, a été séduit par la simplicité d'utilisation de la solution de l'éditeur français.

Son interface, qui n'a rien de commun avec celle de Sharepoint, épouse intégralement les codes des réseaux sociaux et se veut volontairement dépouillée. Elle s'en tient d'ailleurs au mode 2 colonnes. L'éditeur propose, en outre, quelques scénarios d'usage novateurs. Il est, par exemple, possible de convertir une discussion en communauté.

Décidément, le marché des réseaux sociaux d'entreprise se montre toujours aussi dynamique. Une bonne nouvelle pour les entreprises, en particulier les PME, qui disposent d'un catalogue de solutions de plus en plus étendu.

 

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