Spigit-Mindjet, le renouveau du Social Business ?

« La première plate-forme logicielle optimisée pour obtenir de véritables résultats business ». Le moins que l'on puisse dire, c'est que le discours officiel qui accompagne la toute récente fusion entre Mindjet et Spigit ne brille pas par son originalité.

Dommage, pour un rapprochement qui l'est pourtant bien, lui, original. A tel point qu'il a surpris la majorité des observateurs. Certains allant même jusqu'à y voir l'irruption d'une nouvelle avant-garde sur le marché des logiciels sociaux.

Si les noms de ces deux acteurs ne vous sont pas familiers, rappelons que Mindjet est l'éditeur d'une solution de gestion de projet collaborative. Mais son outil historique est MindManager, qui permet de réaliser des séances de brainstorming en s'appuyant sur le principe du mind mapping (carte heuristique).

Quant à Spigit, c'est l'illustration parfaite de la solution de management des idées en mode 2.0, taillée pour les démarches d'innovation collaborative, tirant parti des fonction sociales et analytiques pour favoriser la participation et identifier les idées les plus prometteuses.

Grâce à leur fusion, Mindjet et Spigit seront ainsi capables de proposer une plate-forme couvrant tout le cycle d'innovation, de la phase de génération des idées jusqu'à la réalisation des projets. Une offre effectivement originale, unique.

Les réseaux sociaux d'entreprise en ligne de mire

Cette nouvelle plate-forme inaugure-t-elle pour autant une nouvelle tendance sur le terrain des logiciels sociaux ? L'affirmer serait aller un peu vite en besogne, même si c'est ce que souhaiteraient sans doute les deux acteurs.

« Ce que nous faisons mieux que personne, c'est simplement d'aider les gens à faire leur travail, à intégrer de nouvelles idées et outiller des processus qui aboutissent à des objectifs mesurables, expliquent-ils ainsi. Notre technologie de collaboration orientée objectifs nous distingue radicalement de la première génération de logiciels sociaux, orientés conversations, comme Jive, Chatter, Tibbr, ou Yammer. »

Là encore, l'argumentation consistant à se démarquer d'une prétendue première génération de logiciels sociaux représentée par les réseaux sociaux d'entreprise (RSE) en laissant entendre que les discussions qui se tiennent sur ces derniers sont improductives n'a rien de bien original.

Mais cibler les RSE est parfaitement logique, dans la mesure où ils prétendent constituer un lieu où le travail se fait. Mieux, après avoir commencé à doter leurs plates-formes de fonctions destinées à la génération d'idées, des éditeurs de RSE les dotent de fonctions de gestion de projet. Bref, si les RSE chassent sur les terres du management des idées et de la gestion de projet, difficile de reprocher à ces deux derniers domaines de faire valoir leurs atouts, voire de les unir.

Les uns chasseront-ils cependant les autres ou vice-versa ? Rien n'est moins sûr. Même si cela doit donner parfois des frayeurs ou des maux de tête aux DSI, la collaboration ne peut sans doute pas échapper à un peu de complexité. Un exemple nous en a d'ailleurs été récemment donné chez Orange, comme nous le relations la semaine dernière (lire notre article) : équipé de Microsoft Sharepoint pour son réseau social interne Plazza, l'opérateur vient de le doubler d'un autre réseau social d'entreprise, IBM Connections, pour certaines problématiques métiers.

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