Transformation numérique : un échec et trois coupables

Ils doivent avoir les oreilles qui sifflent. Je parle des fournisseurs de technologies. En France, 49 % des entreprises leur font porter le chapeau des échecs des projets de transformation numérique.

C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par l'éditeur IFS auprès de 3 000 décideurs en France (500 répondants), en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Australie et dans les pays nordiques.

Que leur reprochent-ils ? Leurs mauvais conseils.

Les fournisseurs ne sont pas les seuls visés. Les décideurs pointent aussi les salariés et leur manque de motivation pour le projet de transformation.

Ils sont 28 % à considérer qu'il s'agit d'un frein à l'adoption du projet. Un mal pire que les dépassements budgétaires (27%) et le respect des délais (25%).

Des pressions impertinentes

Enfin, jamais deux sans trois, les décideurs mettent aussi en cause la responsabilité des directions générales et des conseils d'administration.

Si 26 % des interrogés leur reprochent leur manque de soutien pour le projet, la critique porte surtout sur la pression qu'ils exercent sur eux pour qu'ils choisissent un fournisseur connu, sans se préoccuper de savoir si l'offre de ce dernier est la plus pertinente face aux besoins de l'entreprise.

En la matière, les Français s'en tirent cependant mieux. Ils sont 31 % à déclarer subir ces pressions, quand la moyenne observée dans les autres pays étudiés atteint 46 %.

Mais l'on comprend mieux pourquoi les salariés peuvent parfois ne pas sauter de joie à l'arrivée d'un outil ne répondant pas à leurs besoins.

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