Un avenir radieux pour la messagerie d'équipe ?

La fin des e-mails internes dans trois ans ? C'est probable, estiment 48 % des 1 200 responsables informatiques interrogés dans une étude réalisée par l'éditeur Slack aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Japon et en Australie. Un taux qui monte à 60% pour les responsables français.

Par quel moyen de communication numérique la messagerie électronique sera-t-elle remplacée ? L'étude ne le dit pas, mais un sondage mené par l'institut Wakefield Research, pour le même éditeur, auprès de 3 000 professionnels utilisant un outil collaboratif tel que Slack ou Teams, dans les mêmes pays, montre que la messagerie d'équipe marque des points.

Ainsi, 36% des interrogés préfèreraient se passer de la messagerie électronique plutôt que de Slack ou de Teams. Les utilisateurs de Slack, en particulier, sont 47 % à le préfèrer à l'e-mail pour converser de manière informelle et 96 % à penser qu'il permet d'établir de meilleures relations avec leurs supérieurs que le second.

Les mêmes estiment que l'utilisation de la messagerie d'équipe leur fait gagner en moyenne 90 minutes par jour par rapport à l'e-mail. Mais ce dernier n'est pas seul dans le collimateur, puisque 95 % des utilisateurs de Slack déclarent préférer se connecter à leur équipe de cette manière plutôt que par videoconférence. Ils vont même jusqu'à juger que 40 % des téléconférences ou visioconférences pourraient être remplacées par de simples échanges via la messagerie d'équipe.

Cohabitation entre Teams et Slack ?

De manière plus générale, le sondage Wakefield Research montre que les plates-formes collaboratives sont considérées par 79 % des utilisateurs comme très ou extrêmement importantes pour mener à bien leur travail.

Parmi les organisations interrogées, 47% n'avaient pourtant pas déployé une telle solution avant la pandémie. Et 41% l'ont adoptée en 5 semaines.

Plutôt étonnant, les responsables informatiques, pour leur part, sont 49 % à estimer que Slack et Teams sont deux outils destinés à des fonctions différentes. Ceux qui ont déployé le second, seraient même 45 % à mettre en place le premier si des employés en faisaient la demande.

De leur côté, qu'ils utilisent Slack ou Teams, une large majorité des utilisateurs interrogés (78%) compte en tout cas bien continuer à le faire lorsque la pandémie sera finie et que les habitudes de travail normales feront leur retour.

Selon 69 % des entreprises, vouloir supprimer la plate-forme de collaboration entraînerait d'ailleurs des réactions négatives importantes de la part des employés.

De quoi vraiment détrôner l'e-mail dans trois ans ?

Promo Newsletter