Un bon manager est un manager de proximité

Tout baigne ! 84 % des managers souhaitent encore occuper ce poste dans les cinq ans à venir et 78 % estiment que leur rôle répond à leurs attentes initiales.

Dans le classement de ces dernières, figure en tête accompagner le développement des hommes et de leurs compétences (pour 53 % d'entre eux), suivi d'avoir davantage de reconnaissance en termes de statut et rémunération (44%), d'être associé aux décisions stratégiques de l'organisation (40%) et d'accompagner humainement les projets de transformation (39%).

Ces chiffres sont tirés du baromètre Radioscopie des managers, réalisé par Cegos auprès de 1025 salariés et 578 managers d'entreprises privées de plus de 500 salariés ou d'organisations de la fonction publique d’Etat. A noter que les managers interrogés n'appartiennent pas à une instance dirigeante.

La satisfaction des managers quant aux moyens pour exercer leur mission est aussi quasi-générale : sur le plan de l'autonomie (79 %), des ressources pour manager (75%), ou encore de la visibilité sur la stratégie de l'organisation (72%).

Dans ce tableau idyllique, quelques zones sombres subsistent quand même, tout le monde n'étant pas logé à la même enseigne. Ainsi, seuls 47 % des managers de la fonction publique se sentent accompagnés par leur direction des ressources humaines et leur propre management, contre 66 % dans le privé.

Par ailleurs, les managers de managers sont mieux lotis que les autres. Ils sont 81 % à dire qu'ils disposent des moyens pour motiver les membres les plus performants de leurs équipes, contre 64 % pour les managers de collaborateurs.

Quant aux 22 % de managers déçus par leur fonction, ils pointent le manque de soutien de la part de leur direction, le manque de liberté et de moyens pour accompagner leurs collaborateurs, ou encore le manque de temps.

Un profil idéal, mais pas un mouton à cinq pattes

Signe peut-être que tout n'est pas si rose, le rôle de manager ne fait pas rêver la majorité des collaborateurs. Mais il faut relativiser : ils sont quand même 34 % à aspirer le devenir, une belle minorité.

Là où la convergence de vue entre managers et collaborateurs atteint son point culminant, c'est cependant sur le profil du manager idéal, les deux populations s'accordant pour classer en tête le manager de proximité, suivi du manager métier, tous les deux assez loin devant les profils de coach, leader et communicant.

L'accord se fait aussi sur les qualités que doit avoir ce manager idéal (écoute, disponibilité, humanité, empathie) et sur son aptitude à développer les talents de son équipe et à responsabiliser les collaborateurs.

Par chance, ce profil idéal n'est pas un mouton à cinq pattes. 32 % des salariés voient ainsi leur responsable comme un manager de proximité et 30 % comme un manager métier. Et ils sont aussi globalement 70 % à leur reconnaître notamment de la bienveillance, un sens de l'écoute, une capacité à faire confiance à son équipe et à ne pas être dans l'excès de contrôle.

Seule ombre au tableau, alors que les salariés classent dans les trois principales aptitudes du bon manager le fait d'être digne de confiance, lorsqu'ils évaluent leur manager sur cette caractéristique, ils ne lui attribuent qu'une note de 5,9 sur 10.

Mais, là encore, le manager de proximité tire son épingle du jeu. Quand on leur demande d'évaluer le corps managérial de leur organisation, le niveau de confiance chute à 5,1.

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