Une vision optimiste de la transformation numérique

Un Chief Digital Officer d’un établissement financier me racontait comment il a volontairement exagéré les risques de désintermédiation que ferait courir l’arrivée d’un acteur proposant une expérience utilisateur plus aboutie pour mobiliser les équipes et engager un programme de transformation.

L’organisation d’un hackathon a été l’occasion d’élaborer différents scénarios. L’un d’eux a débouché sur une nouvelle application, dont le développement a amené l’entreprise à faire évoluer ses modes de fonctionnement pour gagner en agilité.

Un tel scénario n’est guère courant. Confirmation en est donnée par un récent article de MIT Sloan Management Review (Why Companies Don’t Respond to Digital Disruption), qui apporte un éclairage intéressant sur le décalage persistant entre les discours et les actes.

Le danger pousse à réagir

Oublions les 3% d’entreprises qui s’estiment épargnées par les enjeux de transformation. Parmi les 97% qui considèrent que les technologies vont impacter plus ou moins fortement leur domaine d’activité, seule une minorité se déclare suffisamment préparée pour affronter les défis à venir.

Parmi les multiples raisons possibles qui explique l’attentisme en vigueur, l’article met en avant l’optimisme démesuré des dirigeants. Les trois-quarts perçoivent le numérique avant tout comme une opportunité avec à la clé une augmentation de la demande pour leurs produits et services qui constituent leur cœur d’activité actuel.

Seul un quart l’envisage d’abord comme une menace. Or, c’est bien souvent l’imminence d’un danger, qui pousse à réagir. Les entreprises qui s’apprêtent à perdre un monopole, celles qui se font bousculer par de nouveaux entrants multiplient les initiatives et engagent de vastes programmes de transformation. Elles n’ont d’autre choix, il en va de leur survie. Les autres poursuivent leurs réflexions.

Promo Newsletter